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"C'est de l'intimidation" : la Russie multiplie les frappes contre le réseau ferroviaire ukrainien
Alors que les attaques contre les infrastructures énergétiques connaissent une accalmie depuis la semaine dernière, la Russie multiplie depuis plusieurs jours celles contre les chemins de fer, notamment dans les oblasts de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia. 
Un train ukrainien touché par une frappe russe, le 28 août 2025, à Kiev (illustration). © Genya Savilov, AFP

Les dernières frappes russes se concentrent sur le réseau ferroviaire ukrainien, a déclaré lundi 2 février le président Volodymyr Zelensky, alors que le pays, en plein hiver, traverse sa pire crise énergétique après une série d'attaques russes sur les sites liés à l'énergie.

"L'armée russe, comme les jours précédents, concentre ses efforts sur la terreur contre notre logistique, avant tout le réseau ferroviaire", a affirmé Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. 

Selon lui, ces attaques ont notamment touché les chemins de fer dans les régions voisines de Dnipropetrovsk (centre-est) et Zaporijjia (sud), qui sont parmi celles visées par une offensive de l'armée russe.

Alors que les frappes sur les infrastructures énergétiques connaissent une accalmie depuis la semaine dernière, la Russie multiplie depuis plusieurs jours celles contre le réseau ferroviaire.

Le 27 janvier, des drones russes avaient visé un train régulier transportant des voyageurs dans la région de Kharkiv (nord-est). Au moins cinq passagers avaient été tués, selon les autorités ukrainiennes. 

Évacuation des civils et transport des troupes

Lundi matin, la société publique ferroviaire Ukrzaliznytsia a averti que plusieurs de ses lignes dans l'est du pays devenaient de plus en plus "à risque élevé", exhortant les passagers à privilégier les bus. 

Dans la région de Soumy (nord-est), le groupe a indiqué surveiller les menaces de drones et prévenu que les trains allaient s'arrêter près d'abris antibombes en cas de danger.

"Ils attaquent tant le transport de marchandises que celui de passagers. C'est de l'intimidation. Ils vont frapper et nous allons nous défendre", avait déjà lancé Volodymyr Zelensky lors d'une rencontre avec des journalistes le 29 janvier.

"Le patron d'Ukrzaliznytsia a pour tache de défendre les stations, les nœuds clés avec les militaires", avait-t-il alors ajouté. 

Depuis le début de l'invasion, le rail ukrainien – troisième d'Europe avec 23 000 kilomètres de voies, derrière l'Allemagne et la France – joue un rôle vital dans l'évacuation des civils, le transport des troupes et des marchandises.

Avec la route, le train est aujourd'hui le seul moyen d'entrer ou de sortir du pays.

Avec AFP