
Presse française, Jeudi 15 novembre. Au menu de la presse française ce matin, l’ascension de Manuel Valls, et de sa «ligne droite» au sein du PS, la défense de la compétitivité française et ses répercussions pour les salariés, la mobilisation des anti-austérité, et le zèle d’un délégué chinois au 18ème congrès du PCC.
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Au menu de la revue de presse française, ce matin, l’irrésistible ascension de Manuel Valls, qui fait la Une de Libération.
Manuel Valls avait plutôt mal commencé la semaine, en se faisant recadrer par François Hollande, en pleine conférence de presse, pour avoir accusé la droite d’être responsable du «retour du terrorisme» en France. Une boulette qu’il a dit regretter depuis, mais qui ne va sans doute pas suffire à entamer son crédit auprès de président, de plus en plus sensible à sa ligne - une «ligne droite», d’après Libération, qui raconte comment Manuel Valls a réussi à imposer son point de vue sur les contrôles d’identité, et le droit de vote des étrangers. Un ascendant dans lequel Libé voit le signe d’un certain manque de «courage» de la part du gouvernement, mais aussi le résultat «des séquelles d’une présidentielle négociée extrêmement à droite par Nicolas Sarkozy et réchauffée sur les mêmes thèmes - pain au chocolat et racisme anti-Blancs - dans le duel qui oppose François Fillon à Jean-François Copé».
Le duel Copé/Fillon, qu’on retrouve à la Une du Figaro. Le journal se penche ce matin sur le programme de chacun des deux candidats. «Je veux proposer une vision optimiste et positive plutôt que grise et sombre», dit l’un, Copé, défenseur d’une droite décomplexée. «Pour gagner, il faut agir à droite, au centre et même sur la gauche», plaide l’autre, Fillon, tenant du rassemblement.
Le débat à l’UMP est accusé de contribuer à déporter le débat politique vers la droite. François Hollande a effectivement annoncé mardi avoir renoncé pour le moment au vote des étrangers, tout comme il a confirmé les efforts qui vont être nécessaires pour redresser les finances publiques et améliorer la compétitivité française. Mais est-il parvenu à en convaincre les Français? -La réponse serait non. Le président n’aurait pas été jugé «convaincant» par 52 % d’entre eux, d’après le sondage que publie ce matin le Parisien.
Le Parisien qui revient justement à la Une sur un accord que la direction de Renault cherche à faire passer auprès des syndicats, au nom de la compétitivité française. Un accord de flexibilité que le constructeur automobile propose en contrepartie du maintien de ses usines en France, des négociations sur le temps de travail, la mobilité et parfois les salaires, en échange de la préservation de l’emploi. Un phénomène qui risque de prendre de l’ampleur, prévient le Parisien, qui demande perfidement ce matin si les patrons français ont décidé de donner l’exemple.
Les efforts demandés aux salariés et aux contribuables sont de plus en plus contestés en Europe, où les anti-austérité sont descendus dans la rue, hier, pour manifester leur mécontentement. Ils en ont «ras-le-bol», et ils sont à la Une de l’Humanité, qui parle de 130 défilés en France. L’Huma qui écrit que la majorité vient d’entériner un nouveau slogan: «La fin du changement, c’est maintenant», en s’interrogeant: «Le peuple de gauche aurait-il voté pour la pédagogie du renoncement ?».
A voir pour terminer, la fin du 18ème congrès du Parti communiste chinois… c’était hier. Un rendez-vous politique majeur pour désigner le nouveau patron de la Chine, et placé sous le signe du zèle. Il a donné lieu à quelques belles tirades, mais la meilleure nous vient sans doute du délégué Ju Xiaolin, et est rapportée ce matin dans le Monde.
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