
Presse internationale, Mardi 27 septembre. A voir dans la presse internationale ce matin, la traque des militaires accusés de faire défection au régime de Bachar el-Assad, mais aussi, la répression toujours en cours à Bahreïn, et les disparus d’Abou Salim en Libye.
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On commence cette revue de presse internationale avec la répression, toujours en cours en Syrie, et qui cible en particulier les militaires qui font défection.
C’est un sujet qui fait ce matin la Une du quotidien libanais l’Orient le Jour , avec ce titre: «Le régime syrien s’acharne sur les militaires dissidents», une répression qui serait le signe, d’après le journal, de la contestation grandissante de Bachar el Assad au sein de l’armée.
D’après des militants, les désertions se multiplieraient, un nombre croissant de déserteurs s’organiseraient à Homs et dans les environs, avec des attaques contre des positions fidèles au régime.
L’Orient le Jour qui évoque notamment les cas de quatre soldats tués par balles à Maar Chamsa et de sept autres arrêtés alors qu’ils fuyaient le camp militaire de Wadi Deif, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
Des faits qui seraient imputables d’après le régime syrien, à des «gangs armés» dont le but serait de semer le chaos dans le pays.
Répression également à Bahreïn, où les querelles internes à la famille royale s’approfondiraient chaque jour un peu plus, selon The Independent .
On ne parle pas beaucoup de ce petit royaume du Golfe majoritairement chiite dirigé par une dynastie sunnite, toujours en proie à la contestation. La famille Al Khalifa serait aujourd’hui divisée sur la conduite à tenir; pour preuve, ces policiers d’abord suspendus pour avoir torturé des manifestants et réintégrés ensuite.
The Independent écrit que les signes émis à la fois par la famille royale et le gouvernement sont contradictoires.
Le roi Hamad ben Issa al-Khalifa serait plus conciliant mais il devrait composer avec l’aile plus dure de la famille, et notamment le chef des armées Khalifa ben Ahmed.
A voir également ce matin, cette fois dans Libération , ces informations contradictoires après l’annonce faite dimanche par le CNT libyen de l’existence d’un charnier à Abou Salim, la prison de sinistre mémoire, dans la banlieue de Tripoli et où, selon des ONG et des témoignages concordants, 1 270 prisonniers ont été exécutés en juin 1996 puis, en 2000.
Leurs restes auraient ensuite été jetés par-dessus le mur de la prison, et le CNT a affirmé que ces corps avaient été retrouvés.
Le problème, c’est que le journaliste de Libération qui s’est rendu sur place, lui, n’a rien vu, et il raconte : «Derrière l’enceinte de l’établissement, rien ne laisse supposer la présence d’ossements humains, pas d’équipe médicale sur les lieux qui aurait pu certifier aux familles qu’un fémur trouvé ne pouvait appartenir qu’à un mammifère de 500 kilos. Pas de pelle mécanique non pour excaver le sable. Et pour finir, pas de présence officielle du CNT, ne serait-ce que pour justifier l’incroyable annonce de dimanche, auprès des familles de disparus».
Et on termine cette revue de presse avec The Daily Beast , qui revient sur la décision du roi Abdallah d’accorder le droit de vote aux femmes en Arabie saoudite.
Le site parle d’une «victoire repoussée» pour les femmes, puisque la décision ne sera appliquée que lors de la prochaine élection; mais le problème le plus important ne serait pas là; le problème écrit le site, c’est qu’au-delà de ce droit de vote, il y a toutes ces libertés dont les femmes saoudiennes ne jouissent pas.
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