
Presse internationale, JEUDI 4 AOUT. Hosni Moubarak derrière les grilles de sa cage : une bonne ou une mauvaise image pour l’avenir de l’Egypte ? A voir aussi : 6060 ans de prison pour des militaires guatémaltèques condamnés pour des crimes commis durant la guerre civile. Et aussi : 10 heures de cauchemar pour une jeune australienne, mais la bombe n’en était pas une.
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Le procès d’Hosni Moubarak, à la une de tous les journaux…Pour The Daily News Egypt, quotidien égyptien en anglais, c’est un évènement historique. « Pour la première fois dans l'histoire un dirigeant arabe renversé par un soulèvement populaire, est soumis à un procès public civile diffusé en direct partout dans le monde. » Le quotidien ne met pas de côté l’importance de la symbolique de l’image de l’ex-Raïs, affaibli, alité, en cage. Mais selon lui, ce procès est déjà une victoire pour le peuple. Quoi qu’il arrive, quelque soit l’issue du procès, à partir d'aujourd'hui, aucun président égyptien, quel qu'il soit n'osera prendre le peuple égyptien pour acquis affirme le journal. Peu importe ce que le verdict, peu importe la forme que prendra notre prochaine constitution ce procès a prouvé que les Egyptiens ont déjà écrit leur propre constitution, composée de tolérance zéro à la tyrannie, l'asservissement et la violation des droits humains.
Pour The Guardian, ce procès marque un tournant dans l’histoire du pays, mais pas forcément pour le meilleur. Beaucoup d’égyptiens voient ce moment comme une victoire, un symbole de justice. Dans un climat où les changements de la société sont au point mort et après une été plein de frustration…ils semble que quelque chose se passe enfin. Mais si vous regardez l'iconographie de la révolution insiste The Guardian, l'image de la cage Moubarak devient plus inquiétante. Le journal fait notamment le parallèle avec l’image de Louis XVI, guillotiné en 1793 a Paris. Le spectacle de la revanche suprême… Or pour le journal, toute révolution ayant conduit à une issue démocratique heureuse a évité le spectacle de la vengeance.
Autre procès dont parle la presse internationale, cette fois c’est au Guatemala. Quatre anciens militaires ont été condamnés pour des crimes commis durant la guerre civile…Accusés du massacre de 201 paysans en 1982, en pleine guerre civile, ils ont été condamnés chacun trente ans de prison par victime : ce qui fait un total 6030 années de prison chacun. A cette peine, se sont ajoutées trente autres années de prison pour chacun des prévenus jugés coupables de "crimes contre l'humanité" et d' "atteinte à la sécurité de l'Etat" . Une décision saluée par les ONG comme le souligne la Prensa Libre. Car c'est la première fois que d'anciens militaires guatémaltèques sont condamnés pour un massacre commis durant la guerre civile (1960-1996). Au total, les trente-six années d'affrontements entre la guérilla rurale prorévolutionnaire, et le pouvoir soutenu par les militaires et des milices d'extrême droite ont fait plus de 100 000 morts et 40 000 disparus, et poussé plus de 100 000 Guatémaltèques à l'exil.
Et pour finir, dans les pages de vos journaux, cette histoire incroyable en Australie. La fille d'une riche famille de Sydney a été piégée par un «collier» relié à un engin explosif pendant 10 heures…Une histoire qui fait la une du Daily Telegraph, un quotidien australien. Un homme au visage encagoulé a pénétré dans la maison de cette jeune lycéenne de 18 ans et lui a attaché au cou, une sorte de «bombe-collier» avant de prendre la fuite. Il lui a affirmé qu’elle était reliée à un engin explosif et que si elle s’éloignait, elle enclencherait le détonateur. Alertés par la victime elle-même, les policiers ont investi le quartier chic, pour sécuriser les alentours. Des démineurs se sont ensuite attaqués à « l’engin suspect». 10 heures d’angoisse pour cette jeune fille avant que les experts n’arrivent à désamorcer l’engin et à s’apercevoir que c’était un faux…La famille ne sait comment expliquer tout ça. On ignore s’il y a eu demande de rançon. Mais pour la police, cela ressemble bien a une tentative d’extorsion de fonds.
Les liens soulignés renvoient, lorsque cela est possible, vers les articles cités, mais certains journaux offrent à leurs lecteurs un contenu web différent du contenu papier. NB : Cette page n’est ni un blog, ni un article, mais un aperçu du travail de préparation de la chronique vidéo ci-dessus.
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