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Le Quai d'Orsay condamne les violences à Madagascar

La France, par la voie du ministère des Affaires étrangères, a condamné la violence qui "ne peut aboutir qu'à une impasse" à Madagascar où 28 personnes ont été tuées lors de la manifestation de samedi devant le palais présidentiel.

Retrouvez sur le site des Observateurs : "Pillages à Madagascar, notre Observateur raconte"

AFP - La France a condamné dimanche la violence qui "ne peut aboutir qu'à une impasse" à Madagascar où au moins 28 personnes ont été tuées samedi lors d'une manifestation d'opposition réprimée par la garde présidentielle.

"La France condamne la violence et ce qui y conduit. La violence ne peut aboutir qu’à une impasse", a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Paris "exhorte, une nouvelle fois, toutes les parties à s’unir afin de rejeter la violence, favoriser pour le bien de tous un dialogue pacifique et trouver la voie de la réconciliation nationale", selon le texte.

La garde présidentielle a tiré samedi sur des partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina qui marchaient, à l'appel du maire, sur le palais abritant le bureau du président dans le centre d'Antananarivo.

Fin janvier, au moins 68 personnes étaient mortes dans la Grande Ile de l'océan Indien, selon la gendarmerie, dans les violences, pillages et émeutes.

M. Rajoelina et le président Marc Ravalomanana entretiennent des rapports tendus depuis l'élection du maire en décembre 2007 comme candidat indépendant.

Le bras de fer s'est nettement durci depuis la fermeture par le gouvernement, le 13 décembre 2008, de la télévision privée de M. Rajoelina, "Viva", qui avait diffusé une interview de l'ex-président en exil Didier Ratsiraka.

Andry Rajoelina, qui a engagé des procédures pour destituer le président Ravalomanana, a lui-même été destitué par les autorités.

La fusillade de samedi est intervenue peu après un rassemblement sur la place du 13-Mai où M. Rajoelina, qui a lui-même engagé des procédures de destitution du chef de l'Etat, a pris la tête d'une "Haute Autorité de transition", censée à ses yeux remplacer le pouvoir en place.