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Donald Trump annonce le déploiement d'un second porte-avions à proximité de l'Iran
Le président des États-Unis a annoncé vendredi le déploiement d'un second porte-avions américain dans la région du Golfe, près de l'Iran. Donald Trump multiplie les menaces ces dernières semaines contre Téhéran en vue de négocier un accord sur le programme nucléaire.
Le président américain, Donald Trump, s'adresse aux journalistes avant de monter à bord de Marine One à Washington, le 13 février 2026. © Evan Vucci, AP

Donald Trump continue d'accentuer la pression sur l'Iran. Un porte-avion américain va partir "très bientôt" pour la région du Golfe, selon une déclaration de Donald Trump. Alors qu'un premier porte-avion, l'USS Abraham Lincoln, et ses navires d'escorte sont placés depuis janvier près de l'Iran, le président américain a annoncé vendredi 13 février l'envoi du Gerald Ford. La veille, il avait menacé Téhéran de conséquences "traumatisantes" en cas d'échec des négociations sur le nucléaire iranien.

Le fils exilé du dernier shah d'Iran, Reza Pahlavi, qui vit aux États-Unis et n'a pas remis les pieds dans son pays natal depuis la Révolution islamique de 1979, a appelé à manifester samedi à Munich, Toronto et Los Angeles après la vague de mobilisation réprimée dans le sang début janvier, pour réclamer une action internationale contre l'Iran.

Dans un message publié sur X, il a exhorté en outre les Iraniens de l'intérieur à s'associer à ces manifestations en scandant, samedi et dimanche, des slogans depuis leurs fenêtres et leurs toits.

Le président américain avait brandi la menace d'une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts.

Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un accord, notamment sur le dossier nucléaire iranien. Des négociations entre les deux pays ennemis ont repris il y a une semaine à Oman, mais leur poursuite demeure incertaine. 

Trump réclame un accord, "sinon ce sera très traumatisant"

"Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant" pour l'Iran, a averti jeudi Donald Trump, qui avait qualifié les discussions du 6 février de "très bonnes". Faute d'accord, il a dit qu'il passerait à la "phase deux", qui serait "très dure" pour les Iraniens.

Il a rappelé le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d'une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin.

Après l'envoi en janvier, dans le Golfe, du porte-avions USS Abraham Lincoln et de navires d'escorte, le président Donald Trump a indiqué vendredi qu'un deuxième porte-avion, le Gerald Ford partirait "très bientôt" dans la région.

La nature des cibles que Washington pourrait viser dans le cas d'une intervention n'est pas claire, pas plus que les intentions des États-Unis vis-à-vis des dirigeants iraniens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en visite jeudi à la Maison Blanche, a dit avoir fait part à Donald Trump de son "scepticisme quant à la qualité de tout accord avec l'Iran". Il a de nouveau plaidé pour la prise en compte des "besoins sécuritaires" de son pays, pour qui toute négociation irano-américaine doit inclure, outre le dossier nucléaire, les questions des missiles balistiques iraniens et le soutien de Téhéran aux groupes armés régionaux qui lui sont hostiles.

Le secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a, lui, indiqué vendredi qu'un accord entre l'AIEA et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire était "possible", mais "terriblement difficile". L'Iran avait refusé en novembre que l'agence inspecte ses différents sites bombardés en juin.

Mardi à Téhéran, à la veille du 47e anniversaire de la Révolution islamique, des Iraniens avaient crié depuis leurs fenêtres des slogans contre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l'Agence France-Presse (AFP).

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Donald Trump annonce le déploiement d'un second porte-avions à proximité de l'Iran
© France 24
41:49

Plus de 53 000 personnes arrêtées

Selon le groupe basé aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7 005 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées lors des protestations, début janvier, et plus de 53 000 personnes ont été arrêtées depuis.

Parmi elles, figurent des membres du courant réformateur, dont la cheffe de la principale coalition des réformateurs, Azar Mansouri, qui a été libérée vendredi sous caution selon son avocat. Deux autres figures du camp réformateur, Javad Emamont et Ebrahim Asgharzadeh, ont aussi été libérées jeudi soir, selon des médias iraniens.

Un Iranien de 18 ans, accusé d'avoir tué un policier pendant les manifestations, risque lui d'être exécuté, a indiqué jeudi l'ONG Iran Human Rights (IHR). 

Selon l'IHR, des centaines de personnes sont poursuivies pour des chefs d'accusation liés aux manifestations, qui pourraient aboutir à leur condamnation à mort. 

Selon les autorités iraniennes, les manifestations ont fait plus de 3 000 morts, en grande majorité des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des "terroristes", à la solde d'Israël et des États-Unis. 

Avec AFP