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Dans le dernier carré, Villareal seul face à l'armada lusitanienne

Le club espagnol de Villareal, qui se déplace jeudi à Porto pour les demi-finales de l'Europa League, est le dernier à pouvoir contester l'hégémonie portugaise - l'autre demi-finale de la compétition opposant Benfica à Braga.

AFP - Villarreal, qui se déplace à Porto jeudi en demi-finale aller de l'Europa League, est le club espagnol qui pourrait priver le pays voisin d'une finale 100 pc portugaise le 18 mai à Dublin, puisque l'autre demi-finale oppose Benfica, autre géant lusitanien, au challenger Braga.

Empêcheur de tourner de rond, le "sous-marin jaune" espagnol a sans doute hérité de l'adversaire le plus coriace.

Tout récent champion national, Porto a relégué la concurrence à des années-lumière. Avec Falcao, le meilleur buteur de l'épreuve (11), et Hulk, son duo d'attaque tourne a plein régime, comme a pu le constater le CSKA Moscou en quart en encaissant dix buts en deux matches.

Même s'il devra se passer en défense de Fucile, André Villas-Boas, l'entraîneur de Porto, a parfaitement repris l'héritage de Jose Mourinho dont il était l'assistant.

Seule ombre au tableau pour les "Dragons", ce bilan maigrichon des clubs portugais face aux autres voisins ibériques, avec seulement 11 victoires en 34 matches.

Du coup, Villarreal - 4e de la Liga et décroché du podium par une équipe de Valence qui l'a récemment humilié (5-0) - peut croire que l'histoire penchera dans son sens. Cela permettrait au "sous-marin" jaune d'atteindre enfin une finale européenne après les échecs en demies en Coupe de l'UEFA (ancêtre de l'Europa League) en 2004, contre Valence, et de 2006, face à Arsenal, en Ligue des champions.

D'autant que les Espagnols, même privés du capitaine Gonzalo, comptent dans leurs rangs un Rossi qui n'est pas maladroit (10 buts, 2e meilleur réalisateur de la C3). Surtout, avec Capdevila, Marchena, Senna ou Cicinho, ils possèdent des remparts expérimentés contre la crise d'angoisse.

Dans l'autre demi-finale, Benfica part avec les faveurs des pronostics contre Braga, néophyte à ce niveau.

D'abord parce que les "Aigles", malgré une défense lourde, possèdent une main royale en attaque (Salvio, Gaïtan, Aimar, Cardozo, Saviola), mais aussi parce qu'ils n'ont plus perdu à domicile contre le rival nordiste depuis 1955.

Ce dernier, qui a éliminé Kiev sans trembler au tour précédent (1-1 et 0-0), mise sur un art consommé de la défense et de la contre-attaque pour inverser la tendance. Car si Braga n'a inscrit que quatre buts lors de ses cinq derniers matches européens, il n'en a encaissé qu'un seul dans le même intervalle.

Jeudi (21h05, heure française) :

Benfica Lisbonne (POR) - Braga (POR)

FC Porto (POR) - Villarreal (ESP)