Après une escale à Dakar, le navire câblier "Ile de Sein" est arrivé ce mardi sur la zone de l'accident de l'A330 d'Air France perdu en mer entre Rio et Paris. Par 3 900 mètres de fond, les plongées ont débuté pour repêcher les boîtes noires.
AFP - La délicate opération de repêchage des débris de l'avion d'Air France, qui s'était abîmé en mer au large du Brésil en 2009, a débuté mardi, a annoncé le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), organisme chargé de l'enquête technique.
"Une première plongée opérationnelle du (robot sous-marin, ndlr) Remora 6000 (de la société américaine Phoenix international, ndlr) a débuté ce matin", indique-t-il dans un communiqué.
Le navire câblier Ile de Sein d'Alcatel-Lucent et Louis Dreyfus Armateurs avait fait une courte escale à Dakar vendredi avant d'arriver sur la zone de l'accident mardi à 05H00 GMT, avec 68 personnes à bord, dont l'équipage.
Début avril, le BEA avait annoncé avoir localisé la zone de l'accident à 3.900 mètres de profondeur, au nord de la dernière position connue de l'appareil accidenté. Il avait alors indiqué qu'il allait lancer la phase de repêchage d'ici début mai.
L'accident de l'Airbus A330 d'Air France qui devait effectuer le vol AF447 Rio-Paris a fait 228 morts le 1er juin 2009. La catastrophe reste à ce jour inexpliquée faute d'avoir retrouvé les boîtes noires.
La priorité des enquêteurs est de localiser ces enregistreurs de paramètres de vol et de conversations dans le poste de pilotage.
Parmi les pièces de l'avion qui devraient être relevées : des éléments de voilure pour observer son état au moment de l'impact, les moteurs ou encore le cockpit et les calculateurs si ceux-ci étaient également retrouvés.
Le BEA précise que pour cette nouvelle phase, entièrement financée par l'Etat français, deux groupes de travail ont été formés.
Le premier va "poursuivre l’analyse et l'exploitation des (quelque 15.000) photos prises par les robots sous-marins Remus au cours de la phase précédente, en particulier sur les éléments arrière de l'’épave en vue de localiser les enregistreurs de vol.
Le second groupe va "étudier les procédures opérationnelles liées à la récupération des enregistreurs de vol, des calculateurs et des pièces de l'avion".
Crédit photos: Louis Dreyfus Armateurs