
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 5 février 2026 à Kiev © Sergei SUPINSKY / AFP
Quelques jours après des discussions tripartites à Abou Dhabi, Washington a proposé samedi 7 février de réitérer les négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine la semaine prochaine aux États-Unis. Les Américains ont également déclaré vouloir la fin de la guerre, qui va bientôt entrer dans sa cinquième année, "d'ici le début de l'été, en juin", a indiqué Volodymyr Zelensky aux journalistes dans des propos diffusés samedi.
"Les États-Unis ont invité pour la première fois les deux équipes de négociateurs russes et ukrainiens, probablement à Miami, dans une semaine", a-t-il ajouté en rendant compte des discussions qui se sont tenues mercredi et jeudi aux Émirats arabes unis.
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L'Ukraine a donné son accord pour ce nouveau rendez-vous, a poursuivi le président ukrainien, tout en assurant que l'Ukraine n'accepterait pas d'accords conclus entre les États-Unis et la Russie sans être elle-même impliquée, en particulier sur la délicate question des territoires.
La Russie, qui a lancé son armée à l'assaut de l'Ukraine en 2022, en occupe environ 20 % du territoire et fait pression pour obtenir le contrôle total de la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, assurant qu'elle la prendrait par la force si les négociations échouaient.
La création d'une "zone économique libre"
L'Ukraine, qui peine à contenir une lente mais continue progression russe sur le front et est soumise à des frappes sur l'ensemble de son territoire, plaide de son côté pour un arrêt des combats sur la ligne de démarcation actuelle et réclame des garanties de sécurité de la part des États-Unis pour dissuader Moscou d'attaquer à nouveau après la signature d'un accord de paix.
L'administration de Donald Trump a avancé l'idée de créer une "zone économique libre" dans les territoires contestés de l'est de l'Ukraine, où aucune des deux parties n'exercerait de contrôle militaire.
"Même si nous parvenons à créer une zone économique libre, nous aurons besoin de règles équitables et fiables", a estimé Volodymyr Zelensky

Les deux belligérants n'ont par ailleurs pas trouvé d'entente sur la question de la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud), occupée par Moscou depuis le début de l'invasion.
Pour faire pression sur l'Ukraine, l'armée russe multiplie depuis des mois les frappes massives sur les infrastructures énergétiques, provoquant des coupures d'électricité, d'eau et de chauffage d'ampleur, alors que le pays traverse un hiver particulièrement froid.
En recevant samedi la ministre française de la Défense Catherine Vautrin à Kiev, Volodymyr Zelensky a plaidé pour "une défense aérienne, une aviation militaire et des efforts conjoints" de la part des Européens.
Les frappes russes de ces dernières semaines ont laissé par moments des centaines de milliers de personnes sans électricité ou chauffage pendant des heures, par des températures de -5°C dans la capitale au petit matin et qui doivent plonger pendant le week-end pour atteindre jusqu'à -20°C lundi.
Avec AFP
