
Le procès de Silvio Berlusconi, accusé de prostitution de mineure et abus de pouvoir, a été reporté dès son ouverture ce mercredi à Milan. Le chef du gouvernement n'étant pas présent à l'audition, les juges ont décidé de fixer l'audience au 31 mai.
REUTERS - Le procès du "Rubygate", où Silvio Berlusconi est poursuivi pour relations sexuelles avec une prostituée mineure et abus de pouvoir, s'est ouvert mercredi matin au tribunal de Milan et a été presque immédiatement renvoyé au 31 mai.
Le président du Conseil et la danseuse marocaine, désormais majeure, Karima el Mahroug, dite Ruby, étaient absents.
Un des avocats du président du Conseil, Giorgio Perroni, a remis à la Cour une lettre où il expliquait que Silvio Berlusconi, qui participait à une réunion de son cabinet à Rome, ne pouvait pas être présent pour des raisons institutionnelles.
Les juges ont aussitôt donné une nouvelle date pour les audiences, fixées au 31 mai.
L'avocat de "Ruby" a indiqué que la jeune fille, contrairement à ce qui était attendu, ne se constituera pas partie civile au procès.
Karima el Mahroug estime "n'avoir subi aucun préjudice lors de ses fréquentations à Arcore (la villa de Berlusconi où étaient organisées les soirées) et affirme n'avoir eu aucun rapport sexuel avec le président du Conseil, ainsi, pour tous ces motifs, elle ne se constituera pas partie civile", a déclaré l'avocate Paola Boccardi.
L'agitation était grande devant le tribunal milanais, où l'on comptait une centaine d'équipes de télévision, dont une venant d'Australie.
Silvio Berlusconi doit répondre devant la justice italienne de présumées relations sexuelles tarifées avec une jeune danseuse marocaine, "Ruby" alias Karima el Mahroug, alors qu'elle n'avait pas 18 ans.
Le parquet l'accuse d'avoir exercé en outre des pressions sur des policiers milanais afin qu'ils relâchent la jeune femme, arrêtée pour vol. Silvio Berlusconi nie les chefs 'inculpation.
Même si sa cote de popularité semble avoir souffert de ses démêlés avec la justice, Silvio Berlusconi ne devrait pas être contraint de quitter le palais Chigi. Le verdict du "Rubygate" pourrait prendre des années, ou même ne jamais être prononcé.