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Presse internationale, VENDREDI 28 JANVIER. Deux semaines tout juste après la chute de Ben Ali, les dirigeants du monde arabe tremblent. En Egypte comme en Algérie, la contestation populaire ne s’essouffle pas…au contraire ! A voir aussi : Un militant homosexuel assassiné en Ouganda… Et aussi : La santé de Nelson Mandela inquiète...

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Journée décisive en Egypte. C’est à la une de The Independent qui titre Egypt’s day of reckoning. « Journée de prière ou journée de colère ? » se demande le journal britannique pour ce vendredi, jour saint pour les musulmans.
 
« Le régime de Moubarak pourrait ne pas survivre à ces nouvelles manifestations, nous dit le journaliste Robert Fisk, car les flammes de la colère se répandent à travers le Moyen Orient. » Et après Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie, d’autres dirigeants pourraient être poussés à la fuite… L’ex président tunisien qui a trouvé refuge en Arabie Saoudite.
 
Après Ben Ali dégage, Moubarak dégage, titre un dessin d’El Watan, un quotidien algérien. « Dis Hosni, si tu ramènes avec toi Bouteflika et Kadhafi, je vous fais un tarif de groupe ». El Watan qui titre également sur la situation particulière en Algérie et s’adresse directement à Abdelaziz Bouteflika : Monsieur le président, levez l’état d’urgence.

L’article rappelle que le pays est soumis à ces lois d’exception depuis 19 ans…L’état d’urgence avait été instauré en 1992 face à la menace insurrectionnelle pour une durée d’un an. 
Mécontentement populaire dans les pays du monde arabe, embarras des diplomaties occidentales…C’est ce que souligne Le Monde : La colère des Egyptiens suscite l’embarras des diplomaties occidentales, parce que les régimes actuellement fragilisés par les mouvements de révolte sont les alliés traditionnels des Américains et des Européens. La France par exemple a fait d’Hosni Moubarak son partenaire privilégié au sein de l’Union pour la Méditerranée. « Les gouvernements occidentaux s’efforcent parfois avec retard, de concilier soutien aux aspirations démocratiques et bonnes relations avec les régimes autoritaires du monde arabe ». On se souvient par exemple en France de la récente polémique après les propos de Michelle Alliot-Marie qui proposait son aide au régime de Ben Ali quelques jours avant sa chute.
A la une du Guardian, la photo d’un militant gay ougandais, David Kato, assassiné chez lui mercredi… Outre sa mort, ce sont les circonstances qui l’entourent qui sont choquantes… Parce qu’il a été tué après que son nom a été publié par un magazine accompagné d’un appel au meurtre. Rolling Stone , en Ouganda, avait publié les noms et les photos de 100 militants pour l’homosexualité, avec dans les pages intérieures un appel clair : Pendez-les… Dans ce pays d'Afrique de l'Est, l'homosexualité est sévèrement réprimée.

Peu de réactions à ce crime dans les journaux ougandais à part cet article du Daily Monitor : World condemns killing of gay activist, Le monde condamne la mort des militants gays. L’Union européenne et les Etats-Unis ont estimé qu’il était essentiel que le le gouvernement ougandais enquête et "punisse les coupables".  David Kato était à la pointe du combat contre un projet de loi anti-homosexualité…L'actuel code pénal ougandais réprime déjà sévèrement "la connaissance charnelle de toute personne contre l'ordre de la nature". Toute personne reconnue coupable d'avoir eu une relation homosexuelle encourt la réclusion à perpétuité. 
Le monde retient son souffle après l’hospitalisation de Nelson Mandela jeudi… L’ancien président sud-africain est âgé de 92 ans… Pas de raison de paniquer disent les autorités m ais même si elles se veulent rassurantes, forcément, l’âge avancé du Prix Nobel de la Paix inquiète. D’où la une du Citizen, journal sud-africain : Tell us ! : Dites-nous ! Les sud-africains veulent être tenus informés de l’état de santé de Nelson Mandela. Il s’est déjà vu diagnostiquer la tuberculose dans les années 1980 alors qu'il était en détention et en 2001, il a subi un traitement pour un cancer de la prostate.

Du coup les sud-africains s’inquiètent…et le soutiennent. « Rétablis-toi vite Madiba… » d it cette affiche réalisée par les enfants d’une école proche de l’hôpital où il était soigné. L'hôpital Milpark qu’il a quitté ce vendredi. Ses proches qui précisent qu’il a le moral. Mais les sud-africains ont hâte de pouvoir le vérifier eux-mêmes : Nelson Mandela n'a plus été vu en public depuis la finale de la Coupe du monde de football en juillet dernier.

Les liens soulignés renvoient, lorsque cela est possible, vers les articles cités, mais certains journaux offrent à leurs lecteurs un contenu web différent du contenu papier. NB : Cette page n’est ni un blog, ni un article, mais un aperçu du travail de préparation de la chronique vidéo ci-dessus.
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