
Clermont, qui a fait de l'Europe sa priorité cette saison, part favori face au Racing-Métro. Tombés face au Leinster en match d'ouverture, les "azur et blanc" se doivent de battre les Auvergnats s'ils veulent conserver une chance de qualification.
REUTERS - Jonathan Wisniewski n'entend pas rater samedi face à Clermont le baptême européen dont il a été privé par une blessure le week-end dernier face au Leinster.
"J'avais un peu la boule au ventre en regardant le match", avoue le demi d'ouverture du Racing-Métro, "Surtout qu'en face, il y avait quand même (Jonathan) Sexton, (Gordon) D'Arcy et (Brian) O'Driscoll, ce qui se fait de mieux en Europe. Il y a un peu de frustration."
La réception du champion de France n'aura rien de dépaysant pour le jeune ouvreur de 25 ans. En l'espace d'un an, les deux équipes se sont affrontées quatre fois et chacune est restée maîtresse à domicile.
Seule la présence du sigle H Cup sur le maillot pourra troubler les trente acteurs. "On sait ce qu'ils font. Il n'y aura pas de souvenirs particuliers dans leurs têtes, ni dans les nôtres. C'est du passé", reconnaît Jonathan Wisniewski.
"On sait que Clermont accorde beaucoup d'importance à la Coupe d'Europe après avoir été champion de France. Ils vont venir avec la grosse équipe pour livrer un gros match. Nous sommes prévenus."
Décisif
Battus 38-22 par le Leinster et transpercés à cinq reprises, les Ciel et Blanc ont la certitude de ne pas avoir été à leur niveau habituel en défense. Les choix de la charnière n'ont jamais réussi à inverser la pression en particulier à 26-19 à un quart d'heure de la fin du match.
"Nous avons payé très cher nos petites erreurs. C'est ce qui nous a vraiment frustrés. C'est la différence avec le championnat où on peut faire ces petites erreurs, pas en Coupe d'Europe", constate Wisniewski. "On les a payées cash. Cette défaite a remis tout le monde à l'heure pour la motivation et l'implication. C'est une bonne leçon à retenir pour le futur."
Même si Wisniewski ne le dira pas, le Racing a également souffert de l'absence de son ouvreur et buteur. Son jeu basé sur le triptyque conquête-défense-occupation du terrain s'est fissuré de partout.
Titulaire à 17 reprises et appelé en France A la saison dernière, Jonathan Wisniewski impose cette saison son assurance, son dynamisme, son sens du jeu et ses 15,6 points de moyenne en neuf journées, contre 10,3 l'an dernier, qui font de lui un joueur souvent décisif.
"Il y a beaucoup d'excitation. Depuis le début de saison, j'ai eu la chance d'enchaîner beaucoup de matches. J'essaie à chaque minute de progresser et d'emmagasiner de l'expérience", dit-il.
"Des matchs comme celui de samedi, nous avons tous envie de les jouer. C'est ce qui se fait mieux en France et en Europe. C'est une vraie motivation personnelle et collective."