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Correspondant de France 24 en Argentine – Pour la première fois, le Dakar a lieu en dehors du continent africain. Les 530 équipages doivent réaliser une boucle les conduisant de Buenos Aires, en Argentine, à Valparaiso au Chili, avant de retrouver la capitale argentine.

 
Parcours symbolique des équipages au coeur de la ville

 
Le lendemain, c’est tout le centre ville de Buenos Aires qui a été bloqué. Plusieurs centaines de milliers de fans se sont massés pour venir fêter le départ de la course. Un parcours symbolique a été tracé dans les avenues habituellement bondées du "Micro Centro", le cœur de la ville. Au menu : des roues arrières pour les motards, et les puissantes accélérations dont sont capables les pilotes de course. « Rrruuummm », hurlent les enfants pour parodier les vrombissements des moteurs. À chaque passage, le public est aux anges.


Crédit photo : Antoine Raux.

Pour la ville de Buenos Aires, c’est une excellente affaire. En plein été austral et après les fêtes de fin d’année, c’est habituellement le calme plat qui règne dans la capitale. Mais le Dakar a réveillé la capitale argentine et projette son image dans le monde entier. Les organisateurs affirment que l’événement est suivi par 150 millions de téléspectateurs rien qu’en Europe, et qu’il est diffusé dans 189 pays.
 

"Aubaine pour la promotion touristique"
 

Durant 15 jours, l’Argentine et le Chili vont accueillir 180 journalistes. "Une aubaine pour la promotion touristique des deux pays", juge Leonardo Botto Alvarez, coordinateur du Dakar pour le compte du ministère du Tourisme Argentin. Son gouvernement a réalisé un effort particulier pour accueillir la course. Il prend en charge le transport aérien des véhicules, participe à l’installation des bivouacs, et assure la sécurité sur l’ensemble du parcours.

3 000 policiers et plus de 2 000 membres de la Sécurité civile ont été mis à la disposition des organisateurs du Dakar. Car l’Argentine est un pays agricole. Il faut donc protéger l’accès de chacune des propriétés au passage des concurrents. Et cela sur près de 9 500 kilomètres !
 

Au total le gouvernement Argentin a débloqué près de huit millions de dollars. Auxquels il faut ajouter 2,5 millions de dollars versés par les huit provinces traversées. "Un investissement qui vaut la peine", assure Carlos Feeney, délégué du ministère du Tourisme en charge des relations avec la France.

"L’impact économique devrait être exceptionnel pour des régions qui ne sont pas encore connues par les touristes, alors qu’elles offrent des paysages de toute beauté". Et ce, d’autant que tout le monde ici espère recevoir le Dakar durant les trois prochaines années.