
Une voiture de police près du lieu de l'explosion à Monaco, le 30 juin 2026. © Alexandre Dimou, Reuters
Le corps de la femme ukrainienne soupçonnée d'avoir déposé un colis piégé à Monaco la semaine dernière a été retrouvé sans vie près de Kiev, a rapporté mardi 7 juillet le journal local Ukrainska Pravda. Une information confirmée par la police ukrainienne et le bureau du procureur général ukrainien, qui précise que la femme est morte par balle.
Citant des sources au sein des forces de l'ordre, le média en ligne ukrainien a indiqué que la femme avait été abattue et que son corps avait été retrouvé lundi vers 23 h (20 h GMT).
Anastasia Berezovska, 39 ans, a été désignée comme principale suspecte dans une notice rouge d’Interpol, qui précise que la femme parlait allemand et était recherchée par les autorités monégasques pour tentative de meurtre, dépôt d’un engin explosif dans un lieu public à des fins criminelles et association de malfaiteurs.
Fin juin, l'explosion d'un colis piégé devant un immeuble résidentiel de Monaco a fait trois blessés. L'attaque, qui n'est pas considérée à ce stade comme un attentat terroriste, semble avoir eu pour cible un oligarque ukrainien, Vadim Ermolaev.
Le procureur adjoint de Monaco a déclaré la semaine dernière que l’agresseuse avait quitté la principauté à pied pour se rendre en France voisine, puis s’était enfuie en voiture vers l’Allemagne en passant par plusieurs pays européens, dont l’Italie.
Ukrainska Pravda, qui cite une autre source au sein des forces de l'ordre, a rapporté que deux suspects avaient déjà été placés en garde à vue dans le cadre de cette affaire.
L’un d’entre eux est un officier de la Direction générale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense (HUR), tandis que l'autre est un ancien agent des forces de l’ordre, a précisé Ukrainska Pravda.
La police ukrainienne et la HUR n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires. Et le bureau du procureur de Monaco s'est refusé à tout commentaire.
Vadim Ermolaev a obtenu la nationalité chypriote en 2019 et a été soumis à des sanctions ukrainiennes en 2023. Les médias ukrainiens ont indiqué que ces sanctions étaient liées à des activités commerciales menées en Crimée occupée par la Russie.
Avec Reuters
