
Raul Castro, alors président de Cuba, lors d'une cérémonie au palais de Miraflores, à Caracas, au Venezuela, le 17 mars 2015. © Ariana Cubillos, AP
Le ministre américain de la Justice par intérim Todd Blanche, a annoncé, mercredi 20 mai, lancer des poursuites pénales contre l'ancien président cubain Raul Castro.
Cette inculpation constitue un rebondissement spectaculaire dans le cadre des relations entre les États-Unis et Cuba, ennemis historiques.
Dans un message vidéo en espagnol adressé plus tôt mercredi à la population cubaine, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, lui-même d'origine cubaine et farouche opposant à La Havane, avait accusé les dirigeants communistes de vol, de corruption et de répression.
Les États-Unis ont appelé les Cubains à choisir "une nouvelle voie". "Le président Trump propose une nouvelle voie entre les États-Unis et un nouveau Cuba (...) où vous avez véritablement la possibilité de choisir qui gouverne votre pays et de voter pour le remplacer s'il ne fait pas bien son travail", a déclaré Marco Rubio dans ce message qui s'apparente à un appel à l'insurrection.
D'après des médias américains, l'inculpation de Raul Castro à Miami serait fondée sur une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants à Fidel Castro avaient été abattus. Raul Castro était à l'époque ministre de la Défense.
Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel à la présidence de Cuba, a opéré un rapprochement historique en 2015 avec les États-Unis sous la présidence de Barack Obama, que Donald Trump a ensuite remis en cause.
Avec AFP
