
Des membres du syndicat de Samsung Electronics brandissent des pancartes lors d'un rassemblement de masse organisé le 23 avril 2026 devant l'usine de semi-conducteurs de l'entreprise à Pyeongtaek. © Jung Yeon-Je, AFP
Samsung Electronics et son syndicat sud-coréen sont parvenus in extremis à un accord salarial préliminaire mercredi 20 mai, la grève de 18 jours qui devait commencer jeudi étant ainsi suspendue.
En annonçant la suspension de cette grève, qui faisait craindre au gouvernement une perturbation de l'approvisionnement mondial en semi-conducteurs nécessaire au développement de l'IA, le syndicat a précisé que l'accord salarial provisoire serait soumis au vote de ses membres entre le 23 et le 28 mai.
Avant l'annonce de cet accord, le ministre du Travail Kim Young-hoon a fait lui-même office de médiateur entre les deux parties, alors que ces dernières avaient dit dans la nuit de mardi à mercredi avoir échoué à se mettre d'accord.
Revalorisation des salaires
Sous la pression intense du gouvernement et des groupes d'entreprises, les deux parties n'ont cessé de chercher un accord sur le versement des primes pour éviter que près de 50 000 travailleurs ne se mettent en grève jeudi.
Le mouvement devait concerner les sites de Giheung, Hwaseong et Pyeongtaek, dans la banlieue de Séoul, qui constituent le cœur du secteur sud-coréen de l'intelligence artificielle.
Le premier syndicat du groupe, National Samsung Electronics Union (NSEU), avait notamment exigé la suppression du plafond pour les primes, la pérennisation du versement de 15 % du bénéfice d'exploitation aux salariés et une revalorisation des salaires.
Avec Reuters
