
Ousmane Dembélé est le symbole de la confiance retrouvée côté parisien ces dernières semaines. © Julien de Rosa, AFP
Un remake de l'an dernier avec l'espoir d'un scénario plus serein. Le PSG affronte Liverpool pour le quart de finale aller de la Ligue des champions, mercredi 8 avril à 21 h, au Parc des Princes.
Le champion d'Europe aborde la dernière ligne droite de la saison avec une confiance retrouvée, après les turbulences de la mi-saison. Une nouvelle victoire contre Toulouse vendredi (3-1), après la spectaculaire performance contre Chelsea en 8es de finale (5-2, 3-0) et la domination de Nice chez lui (4-0), a achevé de lancer le PSG à toute vitesse vers ses reconquêtes. L'équipe a retrouvé le tranchant dans les passes, les frappes et le pressing qui a fait son succès la saison dernière.
Le contexte des retrouvailles avec Liverpool est donc plutôt enthousiaste côté parisien. La saison dernière, le huitième de finale contre les Reds avait été d'un niveau d'intensité inouï, entre deux des équipes les plus en vue d'Europe. Paris avait perdu la première manche (1-0) au Parc des Princes, mais sa domination dans le jeu lui avait fait entrevoir la qualification, qu'il a finalement obtenue aux tirs au but après un succès à Anfield (1-0, t.a.b. 4-1).
"C'était une performance de très très haut niveau, c'est incroyable qu'on ait perdu ce match (aller) au Parc. Je signerais pour un match de ce niveau mais pas pour le résultat", a d'ailleurs confié l'entraîneur Luis Enrique mardi.
Dembélé "a montré pourquoi il est Ballon d'Or"
Les Parisiens n'avaient alors pas le supplément de confiance que procure un titre de champion d'Europe. Cette fois, ce sont eux les favoris de la double confrontation, même s'ils ont eu beau jeu de le nier. "Je ne crois pas que nous soyons favoris, l'an dernier tout le monde disait que c'était Liverpool et c'est nous qui nous nous sommes qualifiés", a dit Luis Enrique.
Le PSG pourra en tout cas compter sur le retour en forme d'Ousmane Dembélé face aux Reds. Gêné par de multiples pépins physiques cette saison, l'attaquant parisien est de retour à son niveau du printemps 2025 au meilleur des moments. Face à Chelsea, "Dembouz" a marqué et s'est montré affûté. L'attente a été longue et les doutes persistants, tant le n°10 a été irrégulier, mais cette fois les dernières inquiétudes semblent derrière lui.
"Je connais plus mon corps, par rapport à d'autres saisons, donc je l'ai pris très sereinement. J'ai aussi parlé avec le coach et le staff, ils m'ont dit de rester tranquille, ça n'a pas été de très longues blessures, je me sens bien aujourd'hui et je suis en pleine confiance", affirmait-il mi-mars. En ajoutant : "Le jeu du PSG est très exigeant, vous connaissez mon jeu, il faut que je presse, que je décroche, il fallait être à 100 %".
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Accepter Gérer mes choixFace à Toulouse, vendredi en Ligue 1, "il a joué 90 minutes, c'est important pour son niveau physique, c'est beau de voir évoluer un joueur aussi différent que lui", a expliqué l'entraineur Luis Enrique. Mieux encore, Dembélé a sublimé la rencontre d'une inspiration dont lui seul a le secret : une reprise de volée tout en relâchement à l'entrée de la surface.
"Il a montré pourquoi il est Ballon d'Or", a insisté vendredi Luis Enrique, qui a toujours défendu son leader d'attaque malgré des statistiques moins impressionnantes que la saison dernière – 14 buts, 8 passes décisives toutes compétition confondues en 30 matches contre 35 buts et 16 passes décisives en 53 matches en 2024-2025.
Une éclaircie nommée Ekitiké sur les rives de la Mersey
En face, Liverpool sort d'une cuisante défaite qui a soudainement remis en question le regain de forme observé depuis quelques semaines. L'équipe d'Arne Slot, entraîneur désormais sur le gril, a été mise KO par Manchester City (4-0) samedi en Coupe d'Angleterre, ce qui porte à quinze son nombre de défaites cette saison, le pire total du club sur la décennie écoulée.
L'affiche à l'Etihad stadium a offert un condensé du Liverpool version 2025-2026 : d'abord brillant techniquement, dans la lignée du duo d'attaquants Ekitiké-Wirtz, en manque de réussite et de confiance ensuite, puis amorphe et dépassé en défense. "Nous avons montré, pendant seulement 35 minutes, que nous pouvons rivaliser", a souligné Arne Slot, "mais si nous défendons comme lors des 20 minutes qui ont suivi, nous aurons un gros problème".
"Liverpool sera toujours Liverpool. Même s'ils ne sont pas dans leur meilleure forme - et nous tenterons d'en profiter -, ça reste une équipe avec de grands joueurs qui lors d'un soir de Ligue des champions peut faire mieux", a tout de même mis en garde le milieu de terrain parisien Vitinha.
Pour espérer briller au Parc des Princes, les Reds pourront d'ailleurs compter sur... l'ancien Parisien Hugo Ekitiké. Le Rémois de naissance s'est brûlé les ailes lors de son bref passage (2022-2023) dans le PSG galactique version Mbappé-Neymar-Messi, avant de se relancer à l'Eintracht Francfort en Bundesliga. L'attaquant longiligne (1,90m) a retrouvé tout son élan en Allemagne, avant que Liverpool ne déboursé 95 millions d'euros pour le recruter l'été dernier.
À Anfield, Ekitiké est vite devenu l'une des attractions de l'équipe au cœur d'une saison collectivement très décevante pour le champion d'Angleterre en titre. Il a même réussi à faire oublier la très longue absence de la recrue vedette, Alexander Isak, en empilant 17 buts en 43 apparitions, toutes compétitions confondues. Et même si les Reds ne sont pas finalement dans une forme optimale actuellement, Mohamed Salah et ses partenaires ont toutefois prouvé au tour précédent – face à Galatasaray (victoire 4-0 au match retour) – qu'ils étaient capables de se sublimer le temps d'un match. Paris est prévenu.
Avec AFP
