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RéessayerBien que l'Iran reste très largement coupé du monde – les connexions en ligne étant toujours autour de 1 % de leur niveau habituel –, Ershad Alijani, de la rédaction des Observateurs de France 24, et Julie Dungelhoeff, grand reporter à France 24, sont parvenus à recueillir plusieurs témoignages d'Iraniens, anonymisés pour leur sécurité.
Après la désignation officielle, dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 mars, de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême, Vahid, habitant de Téhéran, est de nouveau inquiet. "C'était la pire nouvelle qu'on pouvait nous annoncer pendant cette guerre, alors qu’on vit dans des conditions difficiles. Ça m'a procuré une horrible sensation, la pire qu’on puisse éprouver. J'espère que, comme ils le disent, ils l'élimineront rapidement parce que le peuple, aussi divisé soit-il, a un point commun : vouloir en finir avec la République islamique."
"Depuis cette nomination, nos espoirs se sont estompés", confie Darius, anxieux. "On a l'impression que, peut-être, ils vont annoncer la fin de la guerre sans aucun résultat concret. Et que les objectifs du peuple ne se réaliseront pas. Retour à la case départ, voire pire."
Bien que l'accès aux médias étrangers soit restreint en Iran, les habitants joints tentent de s'informer tant bien que mal. Ils suivent notamment de très près les dernières déclarations du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "Je ne comprends pas leur plan. Que prévoient-ils ? Et ils parlent de façon vraiment confuse", déplore Vahid.
Les frappes israélo-américaines de samedi soir sur plusieurs dépôts pétroliers en périphérie de Téhéran, qui ont plongé la capitale sous une pluie de pétrole, font également douter les Iraniens opposés au régime joints par France 24. "Je préférerais que les bombes qu’ils larguent ciblent les bases militaires", ajoute Vahid. "Il y a tellement de bases, tellement de check-points, tellement de casernes... plutôt que de cibler nos entrepôts pétroliers. À cause de cela, à la station-service, on ne nous autorise plus à mettre que 20 litres par jour, et les files d'attente sont devenues très longues."
