
Photo d'archive des joueuses de rugby françaises Annaelle Deshayes, Manae Feleu, et Marine Menager lors du match France-Italie le 23 août 2025. © Glyn Kirk, AFP
La finale annoncée du Tournoi des six nations féminin aura bien lieu: victorieuse samedi 9 mai de l'Écosse (69-28), les Bleues affronteront l'Angleterre dans une semaine avec l'objectif de décrocher un premier Grand Chelem depuis 2018.
Les Françaises devront pour cela gagner à Bordeaux contre les championnes du monde et leur bourreau des dernières années, avec une série de 17 défaites. Les deux équipes ont réalisé un 20/20 contre les autres adversaires du Tournoi en 2026, mais les Anglaises ont une différence de points marqués/encaissés encore plus favorable (+164 contre +117).
Les Bleues ont livré leur meilleure prestation sur l'ensemble d'un match dans ce Tournoi et la prise de fonction du nouveau sélectionneur François Ratier, avec onze essais inscrits, même si la performance peut être relativisée par un adversaire loin du meilleur niveau européen.
Face à l'Écosse, contre qui elles n'ont plus perdu depuis 16 ans, les Bleues ont un peu soigné leur mal du début du Tournoi, les entames de match: la capitaine Manae Feleu a marqué le premier essai après moins d'une minute de jeu, profitant de la mauvaise réception du coup d'envoi des Écossaises.
Supériorité physique
Elles ont aussi eu assez peu de grosses séquences défensives proches de leur ligne à subir, contrairement aux premières périodes du début du Tournoi, même si elles ont au final encaissé quatre essais, une première cette année pour la meilleure défense de la compétition.
Mais, à une semaine d'affronter les ogres anglaises, il reste encore du travail sur d'autres points, à commencer par la discipline, avec une accumulation de fautes, notamment au sol, qui a valu à Manae Feleu un carton jaune dans la foulée d'un essai concédé qui a mis ses coéquipières derrière au score (5-7, 15e).
Mais les Bleues étaient bien trop fortes pour les Écossaises, et ont marqué deux essais au cours de cette infériorité numérique, dont un de Carla Arbez sur un magnifique par-dessus dans les dix mètres écossais puis deux autres avant la pause par Léa Chambon (30e, 39e), assurant le bonus offensif dès la demi-heure de jeu.
Le score était déjà fait à la pause (31-14), mais cela n'a pas empêché Pauline Barrat de rajouter un essai dès le retour des vestiaires.
Les avants ont été à la fête et ont montré leur supériorité physique, à l'image de la deuxième ligne Siobhan Soqeta, autrice également d'un doublée (26e, 56e) pour sa première titularisation et sa quatrième sélection. Mais la deuxième ligne a quitté le terrain plus tôt qu'attendu, visiblement touchée à l'épaule, forçant les Bleues a disputer le dernier quart d'heure en infériorité numérique.
Du côté des lignes arrières, la Toulousaine Léa Murie s'est aussi distinguée sur l'avant-dernier essai français, avec deux cadrages débordements successifs pour aller marquer (14-55, 62e), avant de nouveaux essais en force des Françaises par les piliers remplaçantes Annaëlle Deshaye (70e) et Ambre Mwayembe (80e).
Avec AFP
