
Vue générale du Sénat français le 13 novembre 2012 à Paris. © Joël Saget, AFP
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi 17 février à un an de prison avec sursis un ex-conseiller parlementaire du groupe LR au Sénat pour avoir filmé ou photographié les parties intimes de plusieurs femmes à leur insu, notamment au sein du palais du Luxembourg.
Le tribunal a assorti la peine, qui est le double de celle requise par le parquet, d'un sursis probatoire d'une durée de deux ans, impliquant une obligation de soins psychologiques et psychiatriques ainsi qu'une indemnisation des victimes et l'interdiction de se rendre au Sénat.
Il a également prononcé l'exécution provisoire, signifiant que la peine s'applique immédiatement, même en cas d'appel.
"Je réalise à quel point c'est horrible, je comprends que ça les impacte", avait regretté Sébastien G. à l'audience le 13 janvier, se disant rongé par la honte. Tout en précisant n'avoir pas divulgué lui-même les photos auprès de tiers.
Le prévenu de 50 ans était poursuivi pour avoir pris des clichés de parties intimes, notamment des fesses, de plusieurs femmes dans des lieux publics, la chambre haute du Parlement ou encore dans la rue.
L'ensemble des accusations reposait sur la découverte d'un disque dur par deux collaborateurs au palais du Luxembourg en 2023 contenant "1 839 médias, dont la majorité à caractère sexuel", avait relaté le président lors du procès.
Les faits avaient été signalés l'année suivante à la présidence du Sénat, qui avait licencié le prévenu alors qu'il occupait un poste de conseiller technique depuis 2003.
Parmi les femmes identifiées dans les fichiers et qui se sont portées parties civiles figurent une ex-petite amie, une ancienne assistante parlementaire et la sénatrice LR des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde.
Avec AFP
