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RéessayerFigure bien connue des Maliens, l'imam Mahmoud Dicko était à la tête du mouvement de contestation qui a précipité la chute en 2020 du dernier président malien élu, Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par l'armée.
Un temps favorable aux militaires putschistes qui ont pris le pouvoir à Bamako, cet imam tenant d'un islam rigoriste a pris ces dernières années des positions très critiques vis-à-vis de cette même junte, qui le considère désormais comme un ennemi.
Exilé en Algérie, il a récemment rejoint un nouveau mouvement, la Coalition des forces pour la République (CFR) et ambitionne de renouer le dialogue entre les différentes parties et de faire tomber les militaires au pouvoir au Mali.
"Médiateur" pour les forces d'opposition
"Il a très peu d'espoir" qu'une négociation soit possible avec le régime actuel, indique le journaliste de France 24 Wassim Nasr, qui l'a rencontré en marge de la sixième édition de la Conférence africaine pour la promotion de la paix, organisée à Nouakchott, en Mauritanie.
Au Mali, "toute la société civile est sous pression. Des opposants, des hommes politiques sont en prison, donc il ne reste que l'opposition à l'étranger qui essaye de s'unir à travers le CFR et l'opposition armée", souligne Wassim Nasr, en référence aux groupes rebelles à majorité touareg du nord du Mali ainsi qu'au Jnim, lié à Al-Qaida.
"À l'heure où nous parlons, l'imam Dicko est la seule personnalité malienne acceptée et respectée par toutes les parties, y compris le Jnim, qui accepte son rôle de médiateur avec les autres acteurs d'opposition", souligne le journaliste.
Avec AFP
