
Des Palestiniens avec un soldat israélien lors d'un raid de l'armée israélienne à Hébron en Cisjordanie occupée, le 19 janvier 2026. © Mahmoud Illean, AP
Les condamnations se multiplient dans le monde arabe. L'Autorité palestinienne, l'Égypte et le Qatar ont dénoncé, dimanche 15 février au soir, l'approbation de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle par l'État hébreu du territoire palestinien occupé.
Israël a approuvé dimanche de nouvelles mesures visant à faciliter l'achat de terres par les colons israéliens. Les ministres ont voté en faveur du lancement d'un processus d'enregistrement foncier, une première en Cisjordanie occupée depuis 1967, selon la radio militaire israélienne.
Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne a dit sur X "condamner avec force (cette décision) et rejeter toute tentative de désigner des terres de Cisjordanie comme 'territoire public' sous contrôle de la force d'occupation". Il a jugé les nouvelles mesures "légalement invalides" et revenant au "début de facto d'un processus d'annexion".

Un projet qui vise à "priver le peuple palestinien de ses droits"
L'Égypte "condamne dans les termes les plus forts" ces annonces qui représentent selon elle "une escalade dangereuse visant à consolider le contrôle israélien" sur la Cisjordanie et une violation des accords internationaux, a indiqué sur X le gouvernement égyptien.
Sur le même réseau social, la diplomatie du Qatar a dénoncé des mesures qui reviennent à "une extension des projets (d'Israël) de priver le peuple palestinien de ses droits".
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Accepter Gérer mes choixIl y a une semaine, Israël s'était déjà attiré de nombreuses condamnations en approuvant une série de mesures facilitant d'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie occupée.
Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne.
La colonisation israélienne se poursuit en Cisjordanie occupée depuis 1967
Le ministre israélien des Affaires étrangères a défendu sur X la légalité des mesures approuvées dimanche, qui visent selon lui à "mettre de l'ordre dans les procédures d'enregistrement foncier" et "résoudre les litiges juridiques".

Il les a justifiées en accusant l'Autorité palestinienne de mener elle-même "des procédures d'enregistrement foncier illégales" dans des zones censées se trouver sous contrôle israélien en vertu des accords d'Oslo des années 1990.
La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens de gauche comme de droite depuis 1967, et s'est nettement intensifiée sous l'exécutif actuel, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.
Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie occupée dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.
Avec AFP
