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Hongrie : le secrétaire d'État américain Marco Rubio en visite chez l'"ami" Viktor Orban
Marco Rubio achève lundi sa brève tournée en Europe avec un détour par la Hongrie. Le chef de la diplomatie américaine s'y rend brièvement en soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections prévues en avril.

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Budapest, le 16 février 2026. © Alex Brandon, AFP
01:35

Après la Slovaquie dimanche, le chef de la diplomatie américaine poursuit, lundi 16 février, en Hongrie sa tournée européenne chez les dirigeants pro-Trump. Marco Rubio y est présent pour apporter son soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections en avril prochain.

Le président Donald Trump ne fait aucun mystère de sa sympathie pour le dirigeant nationaliste hongrois, qu'il qualifie d'"homme fort et puissant", n'hésitant pas lui apporter son plein soutien en vue des législatives du 12 avril. Il a parlé sur son réseau Truth Social d'un "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

Viktor Orban, 62 ans, fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par le parti d'opposition TISZA dans les sondages avant le scrutin.

Dans un discours à la nation samedi, il s'est engagé à poursuivre son offensive contre les "pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés", pas loin de ce qu'entreprend le président américain aux États-Unis.

Proximité partagée avec Vladimir Poutine

Le Premier ministre hongrois, devenue la bête noire des Européens, est accusé d'avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d'avoir restreint les droits des minorités.

Le dirigeant conservateur cultive aussi sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine, tout comme Donald Trump qui l'avait accueilli en grande pompe en Alaska l'été dernier.

Arrivé dimanche soir à Budapest, Marco Rubio, catholique pratiquant, a aussitôt assisté à l'écart de la presse à une messe en la célèbre basilique de Saint Etienne, selon un responsable du département d'État sous couvert d'anonymat. Il devait avoir, lundi dans la matinée, des entretiens avec le dirigeant hongrois avant de s'envoler pour Washington.

Marco Rubio arrivait de Bratislava où il a vu dimanche le Premier ministre slovaque Robert Fico, autre dirigeant nationaliste proche de Donald Trump.

Le choix de ces deux pays d'Europe centrale ne doit bien sûr rien au hasard, d'autant qu'il vient compléter le message envoyé par le secrétaire d'État à la Conférence sur la sécurité de Munich.

Washington ne veut pas d'une Europe "dépendante"

Dans un discours prononcé samedi, Marco Rubio avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment.

Si le chef de la diplomatie américaine s'est aussi efforcé de rassurer, avec plus ou moins de succès, des Européens inquiets des intentions des États-Unis vis-à-vis de l'Otan et du Groenland, il a surtout incité les Européens à se ranger derrière la vision du président américain.

À Bratislava, il a cependant assuré que Washington ne voulait pas d'une Europe "dépendante" ou qui soit un "vassal".

Le Premier ministre hongrois a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du "Conseil de paix" du président américain.

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration américaine en raison de sa politique antimigrants depuis la crise des réfugiés syriens, il y a dix ans. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride.

Tout comme en Slovaquie, la question énergétique fera partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de Viktor Orban à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes.

Avec AFP