
Les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina ont officiellement été lancés, le 6 février 2026, lors d'une cérémonie d'ouverture sur quatre sites, dont celui du stade San Siro de Milan. © Gabriel Bouys, AFP
C'est parti : l'Italie a lancé, vendredi 6 février, les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina avec une cérémonie d'ouverture tenue simultanément sur quatre sites, du mythique stade San Siro aux villages alpins de Cortina, Predazzo et Livigno, pour célébrer "l'harmonie" de ces Jeux éparpillés.

À 20 h locales (GMT+1), au milieu de l'enceinte milanaise baignée d'un air encore doux, plusieurs dizaines d'artistes ont investi une spirale prolongée par quatre branches ouvrant symboliquement vers les scènes secondaires, nichées dans la neige à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale lombarde.

Les premiers tableaux du spectacle ont rendu hommage à la beauté italienne et au mythe de Cupidon et Psyché, puis aux grands compositeurs Verdi, Puccini et Rossini.

Et là où Lady Gaga avait illuminé le début de la cérémonie des JO-2024 à Paris, en interprétant Zizi Jeanmaire, c'est cette fois la diva américaine Mariah Carey qui a lancé les festivités en chantant en italien sur le célèbre refrain "Volare".

Quelques heures avant l'ouverture des Jeux, le pape Léon XIV a invité le monde à respecter la trêve olympique, "instrument d'espérance", alors qu'en novembre, les États membres de l'ONU ont adopté une résolution appelant à la suspension des conflits internationaux pendant les Jeux olympiques, un idéal régulièrement ignoré.

Dans le stade de San Siro de Milan, enceinte mythique du football italien comptant 75 000 places, la cérémonie voulait, selon ses organisateurs, livrer un message de "paix" tout en exaltant la "fantaisie" et la culture italienne.

Certaines tribunes du stade de San Siro étaient toutefois très clairsemées au début du spectacle piloté par Marco Balich, qui était déjà aux manettes de la cérémonie d'ouverture des JO-2006 de Turin. Ce dernier avait promis une cérémonie plus consensuelle que celle de Paris-2024, "pour transmettre de bons messages, pas des messages qui divisent".

Pour la première fois, la parade des athlètes s'est déroulée simultanément en quatre endroits pour permettre au maximum d'entre eux d'y participer, un défi particulièrement aigu pour ces Jeux, les plus dispersés de l'histoire olympique hivernale.

Au terme de la cérémonie, l'ancienne star italienne du ski Alberto Tomba devait être le dernier porteur de la flamme pour embraser la vasque olympique sous l'Arc de la Paix à Milan, selon les médias italiens. C'est Deborah Compagnoni qui devait allumer la vasque sur la place Dibona de Cortina d'Ampezzo, toujours selon les médias.
Avec AFP
