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RéessayerLe président de l'Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, sera reçu dimanche au ministère des Affaires étrangères pour s'expliquer sur ses liens passés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, a annoncé vendredi 6 février à l'AFP le ministre Jean-Noël Barrot.
"Il est convoqué par le ministère et sera reçu dimanche", a-t-il déclaré depuis Erbil, au Kurdistan irakien, où il est en déplacement.
Sollicité par l'AFP, Jack Lang n'a pas répondu à l'agence dans l'immédiat.
Les appels à sa démission se sont multipliés après que les liens avec Jeffrey Epstein ont été mis au jour par la publication de millions de documents par le ministère américain de la Justice.
L'exécutif français avait estimé jeudi soir que l'ancien ministre de la Culture, âgé de 86 ans, devrait "penser à l'institution" de l'IMA, qu'il dirige depuis 2013. Le ministère des Affaires étrangères, dont la subvention représente la moitié du budget de l'IMA, avait annoncé sa convocation dans la foulée, sans préciser de date.
Mentionné à 673 reprises dans les "Epstein files"
Mercredi, Jack Lang avait formellement exclu de démissionner, invoquant sa "naïveté" face aux révélations sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019.
Aucune charge ne pèse contre Jack Lang et sa présence dans ces trois millions de documents n'implique de sa part aucun acte répréhensible.
Mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d'intérêt avec le financier américain l'ont éclaboussé, lui et sa fille Caroline.
Cette dernière a démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma après des révélations sur une société "offshore" qu'elle a fondée en 2016 avec l'homme d'affaires américain.
Avec AFP
