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CAN 2025 : entre le Maroc et le Sénégal, une finale entre favoris pour une 2e étoile
Les demi-finales de la CAN 2025 ont livré leur verdict, mercredi : alors que le Sénégal a décroché son ticket face à l'Égypte (1-0), le Maroc s'est imposé face au Nigeria (0-0, 4 t.a.b. à 2). Voici ce qu'il faut savoir sur ces deux sélections qui vont disputer la finale pour décrocher une deuxième étoile, dimanche, à Rabat.
Le capitaine des Lions de l'Atlas Achraf Hakimi lors de la demi-finale de la CAN 2025 face au Nigeria à Rabat, le 14 janvier 2026. © Franck Fife, AFP

Le dénouement de la CAN 2025 au Maroc est imminent : après les demi-finales qui ont vu s'opposer un carré d'as, mercredi, les deux sélections à décrocher leur ticket pour le sacre sont désormais connus. Le Sénégal affrontera le Maroc, dimanche 18 janvier à 20 h, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Les Lions de la Teranga et de l'Atlas tenteront de décrocher une deuxième étoile lors de ce duel.

  • Le Sénégal, la force tranquille

Vainqueur de l'Égypte grâce à un but de Sadio Mané dans le dernier quart d'heure (1-0), le Sénégal arrive en finale auréolé d'un parcours sans faute dans cette Coupe d'Afrique. Dans le groupe D, les Lions de la Teranga n'ont pas eu à s'employer pour terminer premiers : deux succès probants face au Botswana et au Bénin (3-0 à chaque fois) et un match nul face à la RD Congo (1-1).

Lors de la phase finale, les Sénégalais ont aussi fait parler leur supériorité face au Soudan en huitièmes (victoire 3-1) puis face au Mali en quarts de finale (victoire 1-0). Sans forcer leur talent, les Lions de la Teranga ont assuré l'essentiel à chaque fois et imposé leur supériorité dans chacune de ces rencontres.

Face à l'Égypte, le Sénégal a rencontré sa première difficulté de la compétition. Face à un bloc bas et à des Pharaons qui ne laissaient rien passer, les Lions de la Teranga ont longtemps cherché la clé pour déverrouiller le cadenas égyptien. Et même dans cette situation, le vainqueur de la CAN 2021 a su trouver la solution en s'en remettant à une inspiration de son n°10 légendaire, Sadio Mané.

Dimanche, le Sénégal va tenter d'ajouter une deuxième coupe continentale dans son armoire à trophées. Mais elle aura fort à faire et devra composer sans son capitaine Kalidou Koulibaly, sorti blessé face aux Pharaons et qui aurait de toute façon manqué la finale en raison d'une accumulation de cartons jaunes.

  • Le Maroc, le pays hôte au rendez-vous

Désigné avec le Sénégal comme un favori pour le sacre avant le début de la compétition, le Maroc a répondu aux attentes en parvenant à se hisser jusqu'en finale après sa victoire face au Nigeria en demie (0-0, 4 t.a.b. à 2). Malgré la pression populaire autour des Lions de l'Atlas, les Marocains ont haussé leur niveau de jeu au point de museler le Nigeria, qui avait marqué 14 buts dans cette Coupe d'Afrique avant de les rencontrer.

Tout n'a, pourtant, pas été rose pour le Maroc malgré une première place obtenue dans le groupe A. Les Lions de l'Atlas ont gagné face aux Comores lors du match d'ouverture (2-0), non sans y laisser des plumes en perdant Romain Saïss sur blessure. Ils ont ensuite livré une prestation terne face au Mali (1-1) qui leur a notamment valu des sifflets de leur propre public. Mais comme dans une famille qui se chahute et qui s'aime, tout a été pardonné après le succès face à la Zambie (3-0).

Lors de la phase finale, le Maroc était largement favori face à la Tanzanie. Mais il est finalement remporté son huitième de finale sur la plus petite des marques (1-0) sans apporter de certitudes pour la suite. Mais on reconnaît une grande sélection dans l'adversité, et à ce jeu-là les Lions de l'Atlas ont pleinement répondu présent face au Cameroun en quarts (2-0), livrant notamment une première mi-temps de haut niveau.

Face au Nigeria, les spécialistes promettaient des moments difficiles pour les Marocains face à l'armada offensive des Super Eagles. Il n'en a rien été tant les Lions de l'Atlas ont su contenir la puissance offensive de leur adversaire. Place maintenant à la finale que tout un pays attend avec impatience : elle pourrait permettre au Maroc de remporter la deuxième CAN de son histoire, 50 ans après le premier sacre de 1976.