
Le président russe Vladimir Poutine photographié au Kremlin, le 6 mars 2026. © Gavriil Grigorov, AP
Une implication discrète de Moscou aux côtés de l’Iran, en proie depuis huit jours à des bombardements israélo-américains incessants. Selon plusieurs médias américains, la Russie aurait partagé avec Téhéran des renseignements sur des cibles américaines potentielles au Moyen-Orient.
Sans démentir ces informations, l’administration Trump s’est efforcée, vendredi 6 mars, de minimiser l’impact de cette éventuelle implication russe.
Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, s’est ainsi dit "peu préoccupé" par les informations de presse selon lesquelles la Russie fournirait des renseignements à l'Iran sur de potentielles cibles américaines.
"Cela ne nous préoccupe pas. On y fera face au besoin", a déclaré le chef du Pentagone, Pete Hegseth selon des extraits d'une interview qu'il a accordée à l'émission "60 minutes" de CBS.
Le quotidien Washington Post a rapporté que la Russie fournissait à l'Iran des informations sur des cibles américaines potentielles au Moyen-Orient, y compris la localisation de navires et d'avions, citant trois sources anonymes. L'agence Associated Press a également fait état de ces informations en s'appuyant sur deux sources anonymes.
Plus tôt vendredi, la Maison Blanche avait aussi minimisé ces informations.
"Cela ne change clairement rien aux opérations militaires en Iran, car nous sommes en train de les décimer complètement", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
"Nous atteignons les objectifs militaires de cette opération et cela va continuer", a-t-elle ajouté en réponse à une question de la presse.
Le chef du Pentagone avait déclaré plus tôt cette semaine que la Russie n'était "pas un facteur" dans la guerre contre l'Iran.
Les États-Unis fournissent des renseignements à l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie.
Avec AFP
