
La patronne des Ecologistes Marine Tondelier devant des journalistes après une rencontre avec le Medef, Paris, le 23 avril 2026. © Julien De Rosa, AFP, Archives
Faire face à "une canicule extrême ou un incendie" sans "être pénalisé". La patronne des Ecologistes Marine Tondelier a proposé vendredi 1er mai la mise en place d'un congé payé climatique de cinq jours par an, inspiré de l'Espagne et destiné à faire face aux événements climatiques contraignants, comme les fortes chaleurs.
"Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques. Il y a quatre personnes sur dix dans ce pays qui sont exposées dans l'année à des très fortes chaleurs", a-t-elle expliqué sur Sud Radio.
"Aujourd'hui, il y a un décret un peu vague en France qui ne donne même pas de seuil de degrés à partir duquel on arrête. Et surtout, les gens peuvent se mettre en retrait ou une entreprise peut fermer, mais ce n'est pas vraiment en congés payés. Donc ça se fait en fait sur le dos des travailleurs", a-t-elle poursuivi.
Sur son blog, la patronne des Ecologistes, candidate déclarée à la présidentielle 2027 en France dans le cadre d'une hypothétique primaire unitaire de la gauche, a développé : il s'agirait d'un "droit pour permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique".
Quatre ou cinq jours par an
"Si vos transports sont bloqués par une inondation, si l'école de vos enfants est fermée à cause d'une alerte météo, si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé", a-t-elle poursuivi.
Marine Tondelier a dit s'inspirer du modèle espagnol pour cette proposition.
En 2024, après les inondations qui ont fait 230 morts dans le sud-est du pays, le gouvernement espagnol, de gauche, a approuvé un congé payé climatique de quatre jours, payé par l'État, pour éviter les déplacements en cas d'alerte liée à un risque météorologique.
"En Espagne, c'est quatre jours. Nous on est parti sur cinq jours, mais à discuter, on est en train d'en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés", a-t-elle ajouté.
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Avec AFP
