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Nouvelle offre de l'Iran pour tenter de débloquer les négociations, Trump se dit "pas satisfait"
"À l'heure qu'il est, je ne suis pas satisfait par ce qu'ils offrent", a dit vendredi le président américain Donald Trump à propos de la dernière proposition iranienne destinée à relancer les négociations deux mois après le début de la guerre.
Des soldats de l'armée iranienne devant un portrait du guide suprême iranien Mojataba Khamenei, lors d'un rassemblement de solidarité et de soutien, le 29 avril 2026 à Téhéran © - / AFP

Donald Trump s'est dit, vendredi 1er mai, "pas satisfait" d'une nouvelle offre de l'Iran destinée à relancer les négociations avec les États-Unis, renouvelant sa menace de "pulvériser" la République islamique en cas d'échec de la diplomatie.

Plus tôt, l'agence officielle iranienne Irna avait annoncé que Téhéran avait "transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, médiateur dans les discussions avec les États-Unis", sans plus de détails.

"À l'heure qu'il est, je ne suis pas satisfait par ce qu'ils offrent", a réagi le président américain à Washington, tout en répétant qu'à son sens les dirigeants iraniens étaient "désunis" et incapables de s'entendre sur une stratégie de sortie du conflit.

Le milliardaire républicain, qui avait déjà menacé d'anéantir la "civilisation" iranienne, a assuré qu'il préfèrerait ne pas avoir à "pulvériser une fois pour toutes" l'Iran mais qu'une reprise de la guerre restait "une option".

Selon une "source bien informée" citée par le site américain Axios, la Maison Blanche a exigé que l'Iran s'engage à ne pas transférer son uranium enrichi en dehors de ses sites bombardés ni à relancer ses activités nucléaires pendant les pourparlers.

Nouvelles sanctions américaines

Le gouvernement américain a par ailleurs annoncé de nouvelles sanctions contre les intérêts iraniens, et prévenu que ceux qui acquitteraient un péage aux autorités de Téhéran pour passer le détroit s'exposeraient à des pénalités américaines en retour.

Le président américain a théoriquement jusqu'à vendredi pour demander l'autorisation du Congrès pour poursuivre la guerre. Mais son gouvernement a laissé entendre qu'il ignorerait cette obligation, l'opposition démocrate se retrouvant impuissante à la faire respecter.

L'USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions du monde, a quitté le Moyen-Orient, mais 20 bâtiments de la marine américaine, dont deux autres porte-avions, restent déployés dans la région.

Face aux menaces de Washington, Téhéran reste inflexible. "La République islamique ne s'est jamais dérobée aux négociations (...) mais nous n'accepterons certainement pas qu'on nous impose" une politique, a lancé vendredi le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï.

À l'unisson d'autres dirigeants iraniens, il a ajouté que les États-Unis n'avaient "rien obtenu" de la guerre.

"Purgatoire"

Même sans détails, et avant la réaction de Donald Trump, l'annonce d'une nouvelle offre iranienne a suscité un fort repli des cours du pétrole. Le Brent, la référence mondiale du brut, qui avait dépassé 126 dollars jeudi, un sommet depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, évolue désormais à moins de 107 dollars.

Par ricochet, la flambée des tarifs du fret maritime affecte l'acheminement de l'aide aux réfugiés au Moyen-Orient et en Afrique, a prévenu le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Si à la faveur de la trêve, les Iraniens ont pu renouer avec une certaine normalité, leur quotidien est plombé par l'inflation qui explose tout comme le chômage, dans un pays déjà affaibli par des décennies de sanctions internationales.

Nouvelle offre de l'Iran pour tenter de débloquer les négociations, Trump se dit "pas satisfait"
De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne dans le village de Yohmor, dans le sud du Liban, le 1er mai 2026. © Abbas Fakih, AFP

Le cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région.

Le conflit a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale.

Sur le front libanais d'ailleurs, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, de nouvelles frappes sur le sud du pays ont fait six morts, malgré le cessez-le-feu.

Avec AFP