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Yémen : au moins 80 séparatistes tués en deux jours, selon une source militaire
Depuis le début, vendredi, d'une opération menée par les forces soutenues par l'Arabie saoudite pour reconquérir des territoires du sud du Yémen, au moins 80 séparatistes ont été tués, a affirmé dimanche une source militaire. L’opération aurait aussi fait 152 blessés et 130 prisonniers.
Des soldats dans la ville portuaire de Mukalla, au bord de la mer d'Oman, au Yémen, le 4 janvier 2026. © Stringer, Reuters

Au moins 80 séparatistes yéménites ont été tués au combat ou dans des frappes depuis le début vendredi d'une opération menée par les forces soutenues par l'Arabie saoudite pour reconquérir des territoires du sud du Yémen, a annoncé une source militaire dimanche 4 janvier à l'AFP.

Cette opération des forces gouvernementales a fait au moins 152 blessés dans les rangs du Conseil de transition du Sud (STC), soutenu par les Émirats arabes unis, tandis que 130 autres combattants ont été faits prisonniers, selon cette source.

Un responsable des forces soutenues par Ryad a déclaré de son côté que 14 de leurs soldats avaient été tués et plus de 30 blessés durant l'offensive.

Cette opération a été lancée vendredi avec notamment des frappes de l'aviation saoudienne sur des camps tenus par les séparatistes, qui s'étaient emparés en décembre de vastes territoires dans les provinces d'Hadramout et de Mahra, dans le sud du Yémen.

La plupart des victimes, a ajouté ce responsable militaire, ont été recensées après les frappes aériennes qui ont visé notamment des camps d'al-Khasha et Barshid, dans l'Hadramout.

La présidence yéménite a annoncé samedi que cette province, riche en pétrole et frontalière de l'Arabie saoudite, avait été reconquise.

Reprise du contrôle de Mahra

Des responsables militaires ont également déclaré samedi que les autorités de la province voisine de Mahra avaient de nouveau prêté allégeance au camp gouvernemental soutenu par Ryad, sans aucune résistance.

Dimanche, les forces soutenues par l'Arabie saoudite ont consolidé leurs positions à al-Mukalla, la capitale de l'Hadramout, selon deux responsables militaires gouvernementaux.

L'offensive lancée en décembre par les séparatistes – qui font pourtant partie du gouvernement yéménite – a attisé les tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux pays qui soutiennent des groupes rivaux au sein du gouvernement.

Le gouvernement yéménite regroupe des forces hétéroclites opposées aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, puis de larges parties du nord du pays.

Avec AFP