
Une vue aérienne de la ville de Bamako, au Mali, le 25 avril 2026. © AP
Alors qu'il quittait Anéfis, dans le nord du Mali, un convoi de l'armée malienne a été attaqué samedi 18 juillet par des indépendantistes touaregs, ont rapporté des sources militaires et sécuritaires. Cette ville stratégique a été le théâtre d'âpres combats ces dernières semaines.
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Accepter Gérer mes choixDébut juillet, une offensive d'envergure coordonnée du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) – affiliés à Al-Qaïda – et des indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) s'était soldée par la prise temporaire de la ville. Le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et les paramilitaires russes d'Africa Corps avait été encerclé.
"Notre convoi qui quittait Anéfis pour Gao a été attaqué ce matin au niveau de Tabankort. Les combats sont en cours. C'est une embuscade", a déclaré à l'AFP une source militaire basée à Gao.
L'attaque a été confirmée par une source au sein du FLA : "Nous avons attaqué le convoi composé d'une cinquantaine de véhicules entre Tabankort et Tangara." Selon elle, "l'ennemi a déjà abandonné plusieurs matériels dont des camions".
"Beaucoup de victimes"
Selon une source sécuritaire jointe par l'AFP, "l'armée a subi de lourdes pertes, même si le reste du convoi a pu poursuivre" sa route. "Il y a beaucoup de victimes", a assuré une source officielle locale.
Des images transmises par le FLA montrent ce qu'ils affirment être des dizaines de prisonniers de l'armée.

Les violents affrontements récents à Anéfis ont fait une trentaine de morts et une soixantaine de blessés parmi les soldats maliens, selon le bilan officiel communiqué le 12 juillet par l'état-major.
Le 10 juillet, l'armée malienne et les paramilitaires russes de l'Africa Corps avaient repris le contrôle d'Anéfis après plusieurs jours de violents combats.
Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et État islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s'ajoute à une grave crise économique.
Depuis deux coups d'État successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale.
Avec AFP
