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Samuel Eto’o réélu à la tête de la Fédération camerounaise de football
Samuel Eto'o a été réélu, sans concurrent, samedi à la tête de la Fecafoot. Un vote symbolique alors que le ministère des Sports s’était opposé à ce vote et avait même demandé l’annulation de l’assemblée générale.
Samuel Eto'o observe l'échauffement avant un match de football de l'International Champions Cup entre l'Atlético Madrid et le Real Madrid, le 26 juillet 2019, à East Rutherford, dans le New Jersey. © Steve Luciano, AP

Samuel Eto'o a été réélu samedi 29 novembre à la tête de la Fédération camerounaise de football – qu'il préside déjà depuis trois ans –, au terme de l’Assemblée générale élective qui se tenait au Centre d’excellence de la CAF à Mbankomo, dans le centre du Cameroun.

Selon les premières informations, le scrutin s'est conclu avec 85 voix sur 87 en sa faveur alors que Samuel Eto'o était le seul candidat à sa réélection.

L'ancienne légende des Lions indomptables va donc exercer un second mandat à la tête du football camerounais. Une première depuis les trois mandats successifs de Mohammed Iya entre 2000 et 2013. Un vote symbolique alors que le ministère des Sports s’était opposé à ce vote et avait même demandé l’annulation de l’assemblée générale.

"Offrir aux Camerounais l'équipe qu'ils méritent"

Le premier mandat d'Eto'o à la tête du football camerounais est pourtant loin d'avoir fait l'unanimité. Des manifestations ont d'ailleurs éclaté devant le Centre d’excellence de la CAF avant le début du scrutin. "Eto’o fils, libère le football camerounais !" ou encore "la Fifa complice de la mort du football camerounais depuis quatre ans !" : autant de messages qui rejoignent les suspensions jugées arbitraires et l’exclusion de plusieurs clubs dénoncées par le ministère des Sports.

À peine réélu, l’ancien attaquant du FC Barcelone a choisi de marquer son retour d’une déclaration tonitruante visant à réaffirmer sa ligne directrice pour le nouveau mandat.

"Aucun joueur ne sera plus au-dessus du Cameroun. Aucun entraîneur ne sera plus au-dessus du Cameroun. Celui qui veut défendre le maillot du Cameroun devra accepter que le Cameroun est au-dessus de lui. S’il ne l’accepte pas, je prendrai mes responsabilités."

Une citation visant notamment le sélectionneur des Lions, le Belge Marc Brys, imposé par le ministère des Sports en avril 2024.

Dans un climat alourdi par des mois de tensions politiques, de divisions internes et de défiance populaire, Samuel Eto'o a d'ores et déjà assuré qu'il souhaitait renforcer l'attractivité des championnats locaux et redonner des valeurs à une équipe nationale qui a échoué à se qualifier au Mondial 2026.

"Notre prochain défi est juste devant nous : la CAN [qui débutera le 21 décembre prochain, NDLR]. Nous devons prendre les décisions qui s'imposent afin d'offrir aux Camerounais l'équipe qu'ils méritent. Nous devons tirer les conséquences de ce qu'il s'est passé".

Le Cameroun, tiré au sort dans le "groupe de la mort" (groupe F) aux côtés du Gabon, de la Côte d'Ivoire et du Mozambique, affrontera les Panthères le 24 décembre.