
À 48 heures du scrutin législatif, la police a trouvé une quarantaine de bombes artisanales et une dizaine de personnes ont été arrêtées. Pour la sécurité de l'élection, 600 000 policiers et paramilitaires sont déployés.
Reuters - La police bangladaise a annoncé samedi avoir découvert une quarantaine de bombes artisanales et arrêté une dizaine de personnes à 48 heures d'un scrutin législatif qui fait craindre un regain de violences à travers le pays.
La plupart des arrestations ont eu lieu ces deux derniers jours dans le nord du pays.
"Malgré ces prises et ces arrestations, nous ne pensons pas pas qu'il y ait une menace sérieuse contre les élections", a toutefois déclaré à Reuters le chef de la police nationale, Nur Mohammad.
Quelque 50.000 soldats et 600.000 policiers et paramilitaires seront mobilisés lundi pour assurer la sécurité du scrutin.
Les élections opposent principalement la Ligue Awami et le Parti nationaliste du Bangladesh, dirigés respectivement par Sheikh Hasina et la bégum Khaleda Zia, qui dominent la vie politique du pays depuis une quinzaine d'années.
Les deux femmes ont tour à tour conduit le gouvernement bangladais jusqu'à la fin de l'année 2006, quand le régime d'exception a été instauré par l'armée à la suite de violences à grande échelle.
Le ton de la campagne s'est durci ces derniers jours, les deux candidates échangeant des accusations de corruption et de fraudes.
Elles doivent toutes deux tenir un dernier meeting ce samedi avant la clôture, à minuit, de la campagne électorale.
Khaleda Zia devrait réunir des dizaines de milliers de personnes à Dacca tandis que Sheikh Hasina doit s'exprimer dans la cité portuaire de Chittagong.
Ces élections sont vues comme la possibilité pour le Bangladesh, et ses 140 millions d'habitants, de renouer avec la démocratie grâce à la formation d'un gouvernement civil stable.
Quelque 200.000 observateurs bangladais et 2.000 étrangers seront déployés dans les bureaux de vote du pays lundi pour garantir le bon déroulement du scrutin.