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Le journaliste du Wall Street Journal détenu en Russie inculpé pour espionnage

Les autorités russes ont officiellement inculpé le journaliste du Wall Street Journal Evan Gershkovich d'espionnage. De son côté, l'Ukraine, répondant à une suggestion formulée par le président brésilien Lula, a indiqué qu'elle ne renoncerait pas à la Crimée en échange de la fin de la guerre. Voici le fil du 7 avril 2023.

Cette page n'est plus actualisée. Notre couverture de la guerre en Ukraine continue ici.

  • 21 h 19 : Volodymyr Zelensky accuse la Russie de "réprimer" les musulmans de Crimée

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de mener une "répression" de la communauté tatare de Crimée, s'engageant à reprendre la péninsule annexée, à l'occasion d'une rupture du jeûne de ramadan à Kiev.

"La tentative de la Russie d'asservir l'Ukraine (...) a commencé avec l'occupation de la Crimée, avec les répressions contre la liberté de la Crimée, des Ukrainiens et des Tatars de Crimée", a-t-il déclaré devant les dirigeants musulmans ukrainiens et les ambassadeurs des pays musulmans.

  • 18 h 45 : le blogueur russe tué le 2 avril à Saint-Pétersbourg appelait à massacrer des Ukrainiens

Qui était Maxime Fomine, le blogueur pro-guerre tué le 2 avril dans un attentat à Saint-Pétersbourg ? Qualifiant les Ukrainiens de "travestis moraux" et leur pays d'"État démoniaque", le bloggeur félicitait le groupe de mercenaires Wagner pour ses "tueries" d'Ukrainiens. Jamais condamnés, ses propos entraient même "parfaitement en résonnance avec l'idéologie de Vladimir Poutine", explique Elena Volochine, ancienne correspondante de France 24 à Moscou, dans sa chronique hebdomadaire "Vu de Russie".

Le journaliste du Wall Street Journal détenu en Russie inculpé pour espionnage
  • 17 h 10 : le journaliste du Wall Street Journal détenu en Russie inculpé pour espionnage, selon Interfax

Les autorités russes ont formellement inculpé le journaliste du Wall Street Journal Evan Gershkovich d'espionnage, a rapporté l'agence de presse Interfax. Le journaliste a rejeté ces accusations, tout comme le Wall Street Journal, qui a demandé la libération immédiate de son "journaliste de confiance et dévoué".

Les États-Unis, de leur côté, ont exhorté la Russie à libérer Evan Gershkovich et ont qualifié de ridicules les accusations d'espionnage formulées par Moscou.

Un tribunal russe a ordonné la semaine dernière le placement en détention provisoire du journaliste américain, qui travaille pour le bureau de Moscou du Wall Street Journal depuis janvier 2022, pour des soupçons d'espionnage au profit de Washington.

  • 15 h 32 : déclaration commune Macron-Xi pour le "retour de la paix"

Le président chinois Xi Jinping s'est engagé à "soutenir tout effort en faveur du retour de la paix en Ukraine", selon une déclaration commune publiée à l'issue d'une visite en Chine du président français Emmanuel Macron. La déclaration commune ne mentionne pas la Russie et ne condamne pas son offensive en Ukraine.

Les deux pays "s'opposent aux attaques armées contre les centrales nucléaires et les autres installations nucléaires pacifiques" et soutiennent l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) "pour assurer la sécurité de la centrale de Zaporijjia".

Le texte évoque "l'importance que toutes les parties au conflit" respectent "scrupuleusement" le droit international humanitaire.

  • 13 h 08 : Kiev dit à Lula qu'il ne renoncera pas à la Crimée

L'Ukraine a affirmé vendredi qu'elle ne renoncerait pas à la Crimée, annexée par Moscou en 2014, en échange de la fin de la guerre, rejetant ainsi une suggestion du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

"Il n'y a aucune raison légale, politique ou morale justifiant qu'on abandonne ne serait-ce qu'un centimètre de territoire ukrainien", a écrit sur Facebook le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Oleg Nikolenko, tout en assurant apprécier "les efforts du président brésilien pour trouver un moyen d'arrêter l'agression russe".

"Tout effort de médiation pour rétablir la paix en Ukraine doit être fondé sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale pleine et entière de l'Ukraine en accord avec les principes de la charte des Nations Unies", a-t-il ajouté.

  • 11 h 52 : Moscou menace de mettre fin à l'accord céréalier

La Russie a menacé vendredi de remettre en cause l'accord permettant l'exportation des céréales ukrainiennes si rien n'est fait pour lever les obstacles aux exportations d'engrais et de produits alimentaires russes.

"S'il n'y a aucun progrès dans la levée des obstacles aux exportations d'engrais et de céréales russes, alors nous nous demanderons si cet accord est nécessaire", a déclaré Sergueï Lavrov, depuis Ankara où il est en visite.

  • 11 h 36 : la paix en Ukraine passe par l'établissement d'un "nouvel ordre mondial" selon Moscou

Des négociations de paix sur l'Ukraine ne sont possibles que si elles visent à l'établissement d'un "nouvel ordre mondial" sans domination américaine, a estimé vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, lors d'un déplacement en Turquie.

"Les négociations ne peuvent avoir lieu que sur la base de la prise en compte des intérêts russes", a affirmé Sergueï Lavrov. "Il s'agit des principes sur lesquels seront fondés le nouvel ordre mondial", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse avec son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu.

  • 11 h 06 : le rouble plonge à son plus bas niveau depuis un an

La monnaie russe a plongé vendredi à son plus bas depuis un an, tombant dans la matinée à 82,4 roubles pour un dollar et 90 pour un euro, du fait notamment de la chute des revenus de Moscou en devises sur fond de sanctions.

La Russie a martelé un an durant avoir résisté aux mesures punitives adoptées en Occident en réplique à l'assaut contre l'Ukraine, avançant notamment comme preuve la résistance du rouble, qui, après un effondrement dans la foulée de l'offensive, s'était considérablement apprécié durant l'été et l'automne, renforcé notamment par l'envolée des cours des hydrocarbures.

Mais après un an de sanctions, et avec une Europe qui s'est largement sevrée du gaz russe et l'imposition d'un plafonnement du prix du pétrole russe, les perspectives pour l'économie russe sont plus sombres, Vladimir Poutine disant lui-même la semaine dernière s'attendre à des conséquences "négatives".

  • 9 h 22 : l'Ukraine tient bon à Bakhmout malgré une situation "difficile", selon un porte-parole militaire

L'Ukraine a fait savoir qu'à Bakhmout, la situation était "difficile", mais qu'elle tenait bon malgré la supériorité numérique de la Russie.

Le porte-parole du commandement militaire de l'Est, Serhiy Cherevatyi, a déclaré à Reuters que l'Ukraine contrôlait la situation dans la ville, que Moscou avait remporté des succès tactiques à certains endroits, mais qu'elle en payait le prix fort.

  • 8 h 11 : la Russie s'empare de la rive ouest de la Bakhmout, selon le ministère britannique de la défense

À Bakhmout, la Russie a avancé dans le centre ville, prenant la rive ouest de la rivière Bakhmout, ce qui met désormais en danger une voie d'approvisionnement clé de l'Ukraine, a déclaré le ministère britannique de la Défense dans son bulletin quotidien publié sur Twitter.

Latest Defence Intelligence update on the situation in Ukraine - 7 April 2023.

Find out more about Defence Intelligence's use of language: https://t.co/NJNBkledZx

🇺🇦 #StandWithUkraine 🇺🇦 pic.twitter.com/KlEvFt4ykR

— Ministry of Defence 🇬🇧 (@DefenceHQ) April 7, 2023
  • 6 h 08 : l e Pentagone enquête sur des fuites de documents confidentiels concernant l'Ukraine

Le Pentagone tente d'identifier la source de fuites de documents classifiés détaillant la stratégie des États-Unis et de l'Otan pour soutenir l'Ukraine face à l'invasion russe, qui ont été publiés cette semaine sur les réseaux sociaux, a révélé jeudi le New York Times.

Interrogé, le Pentagone a dit être en train d'enquêter sur le sujet. "Nous sommes au courant des informations de presse concernant des messages publiés sur les réseaux sociaux et le ministère est en train d'examiner la question", a déclaré une porte-parole du Pentagone, Sabrina Singh.

Ces documents, qui datent du début du mois de mars selon le quotidien américain, évoquent par exemple le rythme auquel les forces ukrainiennes utilisent les cruciales munitions des lance-roquettes mobiles Himars, ou encore le calendrier des livraisons d'armes ou des formations fournies par l'Occident aux soldats de Kiev.

Les documents, partagés sur Twitter et Telegram, semblent authentiques, selon des experts cités par le journal new-yorkais, mais certains auraient été altérés de façon à présenter la situation russe sous un jour plus favorable, notamment en minimisant l'ampleur de leurs pertes. Selon ces fuites, 12 brigades ukrainiennes seraient en train d'être constituées, dont neuf entraînées et équipées par les États-Unis, note le New York Times.

  • 5 h 16 : sept civils tués par des frappes aériennes ukrainiennes, selon la Russie

D'après plusieurs agences de presse russes, au moins sept civils ont été tués par des tirs d'artillerie ukrainiens dans des zones contrôlées par la Russie, alors que la bataille pour Bakhmout fait rage.

Quatre d'entre eux ont été tués jeudi dans la région de Donetsk, contrôlée par la Russie, lorsque des obus ont frappé un parking, a indiqué l'agence de presse russe Tass. Trois autres ont trouvé la mort dans l'explosion d'un arrêt de bus à Lysychansk, situé au nord-est de Donetsk, selon l'agence de presse RIA.

  • 3 h 50 : Serguei Lavrov en visite en Turquie

Le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov doit évoquer vendredi en Turquie l'avenir de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes dont Ankara est l'un des promoteurs.

Serguei Lavrov, arrivé jeudi soir, sera reçu par son homologue Mevlüt Cavusoglu avant une conférence de presse à la mi-journée, selon les autorités turques. Un responsable a indiqué à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que Serguei Lavrov serait aussi reçu par le président Recep Tayyip Erdogan, en campagne pour sa réélection le 14 mai.

La Russie et la Turquie agissent de concert dans plusieurs dossiers internationaux et Moscou fait valoir la nécessité de "synchroniser les montres" avec Ankara, selon le ministère russe des affaires étrangères. Parmi les points à l'ordre du jour, "l'application de l'accord sur les céréales" ukrainiennes dans lequel Recep Tayyip Erdogan s'est personnellement impliqué lors de sa signature en juillet 2022 à Istanbul.

  • 3 h 32 : Lula suggère que l'Ukraine renonce à la Crimée pour mettre fin à la guerre

Le président russe Vladimir Poutine "ne peut pas s'emparer du territoire de l'Ukraine. Peut-être discutera-t-on de la Crimée. Mais ce qu'il a envahi en plus, il doit y repenser", a déclaré le président brésilien Lula jeudi pendant une rencontre avec des journalistes à Brasilia. "Zelensky ne peut pas tout vouloir non plus", a poursuivi le président brésilien. "Le monde a besoin de tranquillité (...) Nous devons trouver une solution", a-t-il ajouté.

L'Ukraine refuse de négocier avec Moscou sans retrait préalable des troupes russes de tout son territoire, y compris de la Crimée annexée par la Russie en 2014.

Lula a formulé fin janvier une proposition, aux contours encore flous, de médiation dans le conflit en Ukraine par un groupe de pays. Le président brésilien doit présenter ce projet à son homologue chinois Xi Jinping à Pékin la semaine prochaine. Le chef d'État brésilien s'est dit "confiant" quant aux chances de succès de ce projet, espérant que le groupe de pays "sera créé" à son retour de Chine.

Le principal conseiller de Lula pour les affaires internationales, Celso Amorim, a rencontré fin mars à Moscou Vladimir Poutine et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui est par ailleurs attendu au Brésil le 17 avril.

  • L'essentiel de la journée du 6 avril

Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, a reconnu jeudi que ses hommes continuaient à subir des pertes dans les combats en Ukraine, à l'occasion de la visite d'un cimetière qui "continue de s'agrandir".

La Russie a dit jeudi avoir repoussé un groupe de "saboteurs" ukrainiens qui tentaient de s'infiltrer sur son territoire via la région frontalière de Briansk, où un pilote ukrainien avait déjà été arrêté la veille.

Emmanuel Macron a incité jeudi le président chinois Xi Jinping à "ramener la Russie à la raison" vis-à-vis de l'Ukraine et l'a pressé de ne pas livrer d'armes à Moscou, au cours d'un entretien à Pékin qui s'est conclu par des appels à des pourparlers de paix.

Avec AFP et Reuters