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Uribe refuse toute médiation étrangère avec les FARC

Au lendemain de l'annonce par les FARC d'une libération prochaine de six otages, le président colombien Alvaro Uribe a déclaré lundi rejeter toute médiation étrangère dans les négociations avec les guérilleros.

REUTERS - Le président colombien Alvaro Uribe a rejeté lundi toute médiation étrangère dans les négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) alors que les rebelles ont annoncé leur intention de libérer prochainement six otages.

Les déclarations du chef d'Etat colombien semblent faire référence au président vénézuélien Hugo Chavez, qui est déjà intervenu cette année pour aider à la libération d'otages, même si son nom n'a pas été cité.

"Le gouvernement n'acceptera pas que nos relations étrangères soient mises en péril par l'implication de personnalités de la communauté internationale", a déclaré Uribe.

A Caracas, les autorités se sont engagées à respecter la décision de Bogota.

"Tout dépend du gouvernement colombien (...) Nous respecterons toute décision que le gouvernement colombien a prise ou prendra", a déclaré le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolas Maduro, à la presse.

Dans un communiqué rendu public dimanche, les Farc ont annoncé qu'elles allaient libérer prochainement six otages en signe de bonne volonté et dans l'espoir, ensuite, de pouvoir échanger des captifs contre des activistes emprisonnés.

Deux hommes politiques et quatre agents de la sécurité en captivité depuis années seront libérés dans les prochains jours.