
La famille de Jean-Charles de Menezes (photo), victime d'une bavure policière au lendemain des attentats de Londres en juillet 2005, a conclu un accord financier avec Scotland Yard. Le montant des dédommagements n'a pas été dévoilé.
AFP - La famille du jeune Brésilien Jean Charles de Menezes, tué par erreur en 2005 à Londres par des policiers qui l'avaient pris pour un kamikaze, a conclu un accord avec Scotland Yard sur des compensations, ont annoncé les deux parties lundi.
La famille de Jean Charles de Menezes "est satisfaite de la conclusion d'un accord sur des compensations qui lui permettra de laisser ces évènements derrière elle et d'aller de l'avant", a-t-elle indiqué dans un communiqué commun avec la police de Londres.
Le montant de l'accord n'a pas été dévoilé dans ce communiqué qui précise qu'aucune autre déclaration ne sera faite sur l'accord.
Le tabloïde Daily Mail a suggéré lundi que l'accord portait sur quelque 100.000 livres (111.000 euros), une somme jugée modeste par le quotidien.
Jean Charles de Menezes, un électricien de 27 ans, avait été tué de sept balles dans la tête dans une station de métro du sud de Londres le 22 juillet 2005 par des policiers qui l'avaient pris pour un kamikaze.
Cette bavure avait été commise au lendemain d'une tentative manquée de reproduire la série d'attentats suicides dans les transports publics de la capitale qui avaient fait 56 morts, dont les kamikazes, et plus de 700 blessés le 7 juillet 2005.
La famille du jeune Brésilien a mené une longue campagne pour que les responsables de ce drame soient traduits en justice, mais une enquête judiciaire chargée de déterminer les causes de sa mort avait prononcé un verdict "ouvert" en décembre, n'ayant pu décider si Scotland Yard avait agi en état de "légitime défense".
Le parquet a également écarté des poursuites contre les officiers qui ont tiré sur le jeune homme, arguant de "preuves insuffisantes", tandis qu'une Commission d'enquête indépendante de la police britannique (IPCC) a décidé de ne pas prendre de mesures disciplinaires.
La famille de la victime avait dénoncé une affaire "complètement étouffée" en février tout en annonçant renoncer à d'autres poursuites.
Le chef de la police de Londres Paul Stephenson a fait lundi de nouvelles excuses pour la mort du jeune Brésilien qu'il a décrit comme une "victime totalement innocente". Il a précisé que l'accord mettait fin à "toutes poursuites" dans cette affaire.