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À la Une de la presse, lundi 15 novembre, les réactions très partagées au pacte de Glasgow, le texte final de la COP26 adopté ce week-end, l'’entrée en vigueur d’un confinement pour les personnes non-vaccinées en Autriche ainsi que la candidature de Saïf al-Islam, le fils du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, à la présidentielle prévue le mois prochain. Et un cambriolage résolu… 52 ans plus tard.

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À la Une de la presse, les réactions très partagées au pacte de Glasgow, le texte final de la COP26, adopté ce week-end.

Une COP qui se termine par un "flop" : le quotidien français Libération parle d’un texte "décevant", "qui se contente de recommandations timides" en termes d’objectifs et qui "favorise", selon lui, "les pays riches au détriment des pays les plus pauvres" – un pacte "loin de rassurer sur le maintien du réchauffement à 1,5°C" d’ici la fin du siècle ou "l’émergence d’une solidarité entre les pays du Nord" et ceux du Sud. "Le degré zéro de l’ambition", des mesures "minimales": L’Humanité, autre quotidien français, dénonce une "lenteur criminelle" face à l’urgence climatique. "Un accord en mal d’ambition" : même son de cloche du quotidien belge Le Soir, qui évoque un "accord fragile" et "largement inachevé", présenté la voix tremblante et les larmes aux yeux par Alok Sharma, le président de cette COP26, qui s’est dit "profondément désolé" pour les changements de dernière minute introduits par l’Inde et la Chine sur la question des énergies fossiles – d’où le dessin de Blower pour The Daily Telegraph, où l’on voit Alok Sharma pris pour cible par les négociateurs indiens et chinois, qui lui jettent leurs boulets de charbon à la figure.

The Hindu confirme le rôle joué par la délégation indienne, qui a mis son veto pour que le texte final intègre le principe d’une "réduction", plutôt que d’une "sortie" du charbon. Et The Times of India tente de désamorcer les critiques en pointant du doigt les pays riches, beaucoup plus prompts, selon lui, à désigner des coupables, qu’à dégainer le carnet de chèques, pour aider les pays les plus pauvres à financer leur transition énergétique – des pays riches, qui doivent leur richesse, précisément, aux énergies fossiles et sont donc logiquement mieux placés aujourd’hui pour se tourner vers les énergies renouvelables. En Chine, The Global Times mentionne lui aussi la façon dont les médias occidentaux auraient "commencé à réprimander la Chine et l'Inde pour avoir affaibli leur engagement à sortir du charbon", une position "hypocrite", selon le journal officiel – qui reprend les arguments du décalage entre les pays riches et les pauvres en termes de développement et le manque de solidarité financière des uns envers les autres. Le jeu des reproches et des critiques mutuels va bon train, et pendant ce temps, la Terre trinque, rappelle le dessinateur Brian Adcock. "À la vôtre", dit la planète, dont la coupe est déjà pleine. Un dessin publié par The Independent.

Covid-19 : des restrictions en Autriche et en Allemagne

À la Une également, l’entrée en vigueur, à partir d’aujourd’hui, d’une mesure inédite, en Autriche : le confinement des personnes non-vaccinées, pour endiguer la flambée sans précédent des nouveaux cas de Covid-19. D’après Der Standard, les personnes non-vaccinées de plus de 12 ans n’auront pas le droit de quitter leur domicile, sauf pour faire leurs courses, du sport ou pour des soins médicaux – une mesure jugée toutefois "insuffisante" par les experts, qui préviennent que ses effets seront "à peine perceptibles" et demandent une "réduction généralisée des contacts", y compris pour les personnes vaccinées (qui représentent seulement 65 % de la population, contre 75 % en France). Les commerces, et en particulier les restaurateurs, s’alarment, eux, d’une baisse de leur chiffre d’affaires pouvant aller jusqu’à 60 %.

En Allemagne, où l’épidémie s’emballe aussi, les autorités ont également instauré  un tour de vis dans les régions les plus touchées. Der Tagesspiegel annonce également l’examen, ces prochains jours, d’un projet de loi sur un retour massif au télétravail, avec l’obligation, pour les employeurs, d'offrir la possibilité à leurs salariés de travailler depuis leur domicile, sauf "raison professionnelle impérieuse".

La "nostalgie de l'ère Kadhafi" dans le sud de la Libye

Un mot, également, du retour sur le devant de la scène politique de Saïf al-Islam. Le fils de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi a annoncé, dimanche, sa candidature à la présidentielle prévue le 24 décembre. "Le fils de Kadhafi candidat à la présidence" : The Financial Times indique que Saïf al-Islam est apparu publiquement, dimanche, pour la première fois depuis une décennie, vêtu d’une robe libyenne traditionnelle, avec un turban sur la tête et arborant une barbe, dans les locaux de la commission électorale de la ville de Sabha, dans le sud du Sahara libyen où il disposerait du soutien de groupes locaux. Ces derniers partageraient, avec une partie des Libyens, la "nostalgie de l’ère Kadhafi", perçue comme plus stable que le chaos actuel.

Le journal Al-Araby Al-Jadeed voit dans la candidature de Saif Al-Islam "une avancée de la contre-révolution en Libye" et une manifestation de "l'absurdité de la politique" libyenne, en rappelant que le fils de Kadhafi est toujours poursuivi par la Cour pénale internationale, qui a émis un mandat d'arrêt contre lui pour crimes contre l'humanité commis lors de la révolution de 2011, et poursuivi, aussi, par la justice libyenne.

On ne se quitte pas là-dessus. Slate raconte l’étonnante histoire de Theodore Joseph Conrad, un employé de banque américain, qui avait dérobé l’équivalent d’1,5 million d’euros actuels il y a 52 ans, dans une banque de Cleveland. Quelque 52 ans plus tard, la police américaine vient enfin de réussir à l’identifier. Le problème, c’est que Theodore Joseph Conrad est décédé en mai 2021, à 71 ans. Soit quelques mois, seulement, avant la résolution de l'enquête.

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