
Dans les lycées français, la moitié des cours devront avoir lieu en présentiel. Pour le reste, l'Éducation nationale autorise les chefs d'établissement à organiser les classes à distance afin de limiter les contagions au Covid-19.
En France, le tableau sanitaire s'assombrit. Pour endiguer la hausse des cas de Covid-19, les lycées français vont être autorisés à effectuer une partie de leur enseignement à distance. Les épreuves du baccalauréat seront adaptées, a également annoncé, jeudi 5 novembre, le ministre de l'Éducation nationale.
#Covid19 | En raison du contexte sanitaire, pour les lycées :
????Un plan de continuité pédagogique garantissant 50% de cours en présentiel pour chaque élève mis en place chaque fois que nécessaire
????Un aménagement des épreuves du baccalauréat décidé pour l’année 2020-2021 pic.twitter.com/DlhhFXgtUO
Le ministère de l'Éducation nationale a été poussé à réagir face à la grogne du monde enseignant et de certains lycéens concernant des mesures jugées insuffisantes pour éviter la propagation de la pandémie au sein des lycées.
Concernant le baccalauréat, la réforme mise en œuvre pour la première fois cette année en terminale, après avoir été introduite l'an dernier pour les élèves de classe de 1e, prévoit normalement que les notes des élèves soient en partie basées sur des évaluations communes réparties dans l'année, en plus des bulletins, à la place d'épreuves finales uniques.
Le ministère de l'Éducation a précisé que ces évaluations communes seraient supprimées au profit des seules moyennes des bulletins scolaires.
Feu vert pour que 50 % des classes deviennent virtuelles
Concernant l'accueil des lycéens dans leurs établissements, ces derniers doivent mettre "en place un plan de continuité pédagogique qui garantisse au moins 50 % d’enseignement en présentiel pour chaque élève".
Chaque proviseur pourra moduler selon son appréciation l'accueil en demi-groupes, par niveau et travail à distance un ou deux jours par semaine.
Les syndicats enseignants, à l'initiative du SNES-FSU, majoritaire dans les collèges et lycées, ont lancé, jeudi, un appel à la grève pour le 10 novembre afin de réclamer une meilleure protection des personnels contre la propagation du coronavirus.
Absence de savon dans certains établissements scolaires
Malgré le confinement de la population, les établissements scolaires ont rouvert, le 2 novembre, dans le cadre d'un protocole sanitaire renforcé prévoyant notamment le port du masque obligatoire dès l'âge de six ans, une meilleure ventilation des locaux et des règles visant à limiter le brassage des élèves.
Pourtant sur le terrain, les moyens manquent cruellement. Pas assez de robinets aux toilettes, absence de savon dans certains collèges. Les personnels de plusieurs établissements se sont mis en grève ces derniers jours pour se plaindre de mesures jugées insuffisantes.
Le ministère de l'Éducation nationale a lui-même reconnu que ces mesures "sont plus difficiles à appliquer au lycée", où les risques sont en outre "plus importants", du fait de l'âge des élèves, de la taille des établissements et de leur organisation.
Avec Reuters