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A la Une de la presse, ce jeudi 1er octobre, la fête nationale chinoise, sur fond de pandémie. L’appel à la démocratie et au respect des droits de l’Homme à Hong-Kong et au Xianjiang. Les plans du gouvernement britannique pour les demandeurs d’asile. Et la fin de "Ladies and gentlemen" sur Japan Airlines.

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A la Une de la presse, le 71ème anniversaire de la Chine communiste, sur fond d’épidémie de Covid-19.

Neuf mois après l’apparition du nouveau coronavirus, le régime profite des célébrations pour faire étalage de son efficacité dans le combat contre la pandémie et partager son optimisme. «Dans un an, la Chine sera remise de la crise», la réponse des autorités au coronavirus «stimule la confiance publique», claironne The Global Times, sur fond de slogans souhaitant une «longue vie à la mère patrie». Le pouvoir annonce des lendemains qui chantent - des lendemains verts, à en croire The China Daily, qui rapporte que le président chinois a appelé, hier, à «adhérer à la civilisation écologique», Xi Jinping profitant de l’ouverture du Sommet des Nations unies sur la biodiversité, pour afficher sa conversion à la cause environnementale.

Les célébrations nationales chinoises sont aussi l’occasion, pour les opposants au régime, de tenter de se faire entendre. D’après le site Hong Kong Free Press, à Hong-Kong, le mouvement pro-démocratie tente d’organiser des manifestations, malgré leur interdiction par Pékin, qui a mis en garde contre des «actes terroristes», et déployé massivement les forces de l’ordre. Alors que les militants hongkongais dénoncent la répression et la censure dont ils sont victimes, des dizaines de personnalités appellent à des « actes forts » pour faire pression sur les autorités chinoises, pour qu’elles mettent fin à l’oppression des Ouïgours par Pékin. Dans une tribune publiée par Le Monde, les écrivains Salman Rushdie et Roberto Saviano, notamment, dénoncent les crimes contre l’humanité commis au Xinjiang contre cette minorité musulmane turcophone. «Stérilisations systématiques, avortements forcés, enfants éloignés des parents, récalcitrants condamnés à mort, femmes obligées de partager leur lit avec les émissaires du Parti communiste chinois, viols massifs : depuis la fin de 2016, la «région autonome du Xinjiang» est devenue l’autre nom de la négation de l’humanité de l’homme», accusent les signataires.

En Inde, un tribunal a acquitté, hier, des dirigeants du parti nationaliste hindou, poursuivis pour avoir provoqué la démolition d’une mosquée historique, dans le nord du pays, en 1992. Selon The Hindu, la justice indienne a estimé que les preuves contre les 32 accusés étaient «insuffisantes». Leur acquittement intervient presque 28 ans après la démolition de la mosquée Babri, qui avait déclenché, à l’époque, l’une des pires vagues de violences intercommunautaires de l’histoire de l’Inde indépendante, au cours desquelles plus de 2 000 personnes étaient mortes - un acquittement qui indigne The Hindu. «Même en tenant compte du fait, possible, que le pouvoir judiciaire soit étroitement aligné sur l'exécutif, il est inacceptable de voir un tribunal aller jusqu'à se faire le perroquet de la théorie spécieuse» du BJP, le parti nationaliste hindou au pouvoir, «selon laquelle la destruction de la mosquée était un «acte spontané»».

En République démocratique du Congo, une cinquantaine de femmes accusent des employés d’agences des Nations unies et d’ONG internationales d’abus sexuels. The New York Times fait état d’une enquête menée par deux ONG indépendantes, qui ont recueilli les témoignages de femmes disant avoir été victimes de viols ou d’abus de pouvoir entre 2018 et 2020, alors que ces ONG et agences étaient déployées dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola. Parmi les hommes incriminés, plusieurs agents de l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, qui assure, pour sa part, que ses travailleurs sont «scandalisés » par ces allégations, et avoir ouvert une enquête interne.

Plusieurs révélations, également, du côté de la presse britannique, sur les projets du gouvernement pour les demandeurs d’asile. The Guardian a eu accès à des documents indiquant que Downing Street a demandé à des responsables du ministère des Affaires étrangères d'envisager la possibilité d'envoyer les demandeurs d'asile en Moldavie, au Maroc ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou de les retenir des centres de détention offshore, construits sur les îles britanniques d’Ascension et Sainte-Hélène, dans l’Atlantique sud - suggestions rejetées par le Foreign Office. The Times, quant à lui, affirme que le gouvernement envisagerait aussi de réquisitionner d’ancien ferries, pour y rassembler les demandeurs d’asile, au large des côtes britanniques.

On ne se quitte pas là-dessus. Le Mainichi Shimbun annonce qu’à partir d’aujourd’hui-même, les passagers embarquant sur les vols de la compagnie Japan Airlines, n’entendront plus l’annonce «Ladies and gentlemen», «Mesdames et Messieurs», mais «Good morning, ou Good evening everyone», «Bonjour ou Bonsoir tout le monde». Une décision prise pour prendre en compte les personnes LGBT ou qui ne s’identifient ni comme femme, ni comme homme, selon le quotidien japonais. Bonne journée tout le monde, donc!

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