
À la une de la presse, mardi 28 juillet, la décision du gouvernement belge de réduire drastiquement les contacts sociaux autorisés pour lutter contre la hausse des contaminations au Covid-19, les craintes d’une seconde vague épidémique en Europe, le débat sur la "radicalisation" présumée des féministes en France, et la moustache de l’ambassadeur.
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À la une de la presse, la hausse des contaminations au Covid-19 en Belgique, où le gouvernement a annoncé lundi une limitation drastique des contacts sociaux autorisés.
"Un parfum de reconfinement" flotte sur la Belgique : Le Soir précise que chacun ne pourra désormais plus fréquenter que cinq personnes en dehors du foyer, pendant au moins quatre semaines. "La fête est finie : tel est le message très clair à tous ceux qui se moquent des règles sanitaires", prévient le quotidien belge, qui voit là "le prix à payer pour éviter un confinement total qui plongerait (le pays) dans une crise sans commune mesure avec ce qu'il a connu jusqu'à présent". Mais la Belgique n'est pas la seule à connaître une hausse des contaminations : The Guardian évoque "les craintes d'une deuxième vague épidémique en Europe", au moment où des millions de personnes voyagent à travers le continent pour les vacances d'été. Une situation à laquelle les autorités tentent de répondre en ordre dispersé. D'après Le Figaro, certains pays, comme la Grande-Bretagne, imposent des quatorzaines à leurs ressortissants de retour de zones jugées à risque, telle l'Espagne, tandis que les personnes venant de Roumanie sont interdites de tourisme dans plusieurs pays, l'Allemagne réfléchissant quant à elle à la mise en place de tests de dépistage pour les voyageurs arrivant de zones infectées, comme c'est déjà le cas en France.
La France, où le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est devenu la cible des féministes. Visé, notamment, par une accusation de viol, le nouveau patron de la place Beauvau est "sous pression", d'après Libération, qui parle du "trouble" instillé selon lui par ces accusations, et "qui perturbe(rait) la bonne marche non seulement du ministère de l'Intérieur, mais le gouvernement tout entier". Affaire Darmanin, critiques sur la nomination d'Éric Dupond-Moretti, accusé par les féministes de misogynie, démission d'un adjoint de la mairie de Paris, soupçonné d'avoir accordé des passe-droits à un écrivain accusé de pédophilie : "Les féministes vont-elles trop loin ?", s'interroge La Dépêche du Midi, inquiet de la "radicalisation" de certaines militantes "au nom des femmes victimes de violence". L'Obs fustige un "désastre radical qui jette(rait) le discrédit sur le féminisme". "Oui, il faut dénoncer et réprimer sans faiblir le sexisme, le harcèlement, les agressions, les viols, écrit le magazine, mais sans assimiler tous les hommes à des prédateurs". "N'en déplaise à ces militantes d'une juste cause, on ne vaincra jamais la misogynie et les violences faites aux femmes sans l'aide des hommes. Et manier l'invective n'est sûrement pas la meilleure manière d'inciter nos pères, fils, frères ou amis à se remettre en question."
Le combat des féministes, auquel les autorités égyptiennes répondent, elles, par la répression. Le Figaro fait état de la condamnation, lundi, de cinq influenceuses, à deux ans de prison et près de 16 000 euros d'amende. D'après le journal, Mawada al-Adham, Haneen Hossam et trois autres jeunes femmes étaient poursuivies notamment pour "débauche", "attaques contre les valeurs familiales de la société", pour avoir publié sur les réseaux sociaux des vidéos jugées immorales, notamment une vidéo dans laquelle l'une d'entre elles assurait à ses abonnés que les filles pouvaient "se faire de l'argent en travaillant avec elle".
On ne se quitte pas là-dessus. The New York Times rapporte qu'après des mois de polémique, l'ambassadeur américain en Corée du Sud, Harry Harris, a enfin rasé sa moustache. En quoi cette information est-elle susceptible de vous intéresser, me demanderez-vous – parce que les bacchantes en question étaient l'objet de tensions diplomatiques entre Washington et Séoul, où certains lui reprochaient de rappeler les moustaches des généraux sous le pouvoir colonial japonais, une période marquée par les violences sexuelles à l'encontre des Sud-Coréennes, le phénomène des femmes dites "de réconfort". Harry Harris a expliqué que pour lui, "c'était soit garder la moustache, soit laisser tomber le masque, l'été à Séoul (étant) beaucoup trop chaud et humide pour les deux"…
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