L'Agence spatiale européenne souligne qu'à Paris, Rome, Milan et Madrid, les concentrations de dioxyde d'azote dans l'air ont réduit de moitié en un mois de confinement.
Parmi les bonnes nouvelles du confinement, le recul de la pollution. Selon des cartes publiées jeudi 16 avril par l'Agence spatiale européenne (ESA), les concentrations de dioxyde d'azote (NO2), produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, ont chuté de 54 % à Paris et d'environ 45 % à Madrid, Milan et Rome, entre le 13 mars et le 13 avril.
Il s'agit d'une comparaison aux moyennes enregistrées en mars/avril 2019. Ces données comportent une marge d'erreur de plus ou moins 15 %.
Ces fortes baisses "coïncident avec les mesures de quarantaine strictes mises en place à travers l'Europe", indique l'ESA dans un communiqué. "Cette réduction est remarquable", relève Simonetta Cheli, experte de l'Agence spatiale européenne.
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Mea culpa: il s'agit du dioxyde d'azote (et non de carbone) https://t.co/ur8ipjotHF
Le NO2, gaz entraînant une inflammation importante des voies respiratoires, est un polluant avec une durée de vie courte, ce qui en fait un bon indicateur de l'intensité des activités humaines.
Pays du Sud et pays du Nord
Ces cartes s'appuient sur les travaux de l'Institut météorologique royal des Pays-Bas, qui prévoit de publier d'autres données concernant des pays d'Europe du Nord.
"Nous ne sommes pas certains que cela évoluera de la même manière dans les pays du Nord, où le confinement a été géré différemment qu'en France, en Espagne et en Italie", indique Simonetta Cheli. "Les nuages et la météo peuvent aussi avoir un fort impact sur les mesures", ajoute-t-elle.
Selon le dernier rapport de l'Agence européenne de l'environnement sur la qualité de l'air de 2019, le dioxyde d'azote est responsable de 68 000 décès prématurés par an dans l'Union européenne, dont 7 500 en France.
Avec AFP