
Dans la presse, ce mercredi 19 février, un rapport alarmant des Nations unies sur l'avenir de la santé des jeunes générations, un premier candidat déclaré pour prendre la tête de la CDU en Allemagne, le Royaume-Uni qui annonce ne plus vouloir de travailleurs étrangers peu qualifiés, et un vote étonnant dans l'Utah, aux États-Unis.
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Dans la presse, la publication, ce mercredi 19 février, d'un rapport des Nations unies sur la santé des jeunes générations, qui affirme qu'aucun pays au monde ne protège vraiment les enfants.
D'après les experts réunis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Unicef et la revue scientifique britannique The Lancet, tous les pays de la planète doivent revoir leurs politiques actuelles, car "malgré des améliorations dans la santé de l'enfant et de l'adolescent au cours des 20 dernières années, les progrès stagnent et devraient (même) s'inverser" à l'avenir, partout dans le monde. Comment ces scientifiques en sont-ils arrivés à cette conclusion ? En prenant en compte "la menace imminente représentée par le changement climatique", d'après Le Figaro, qui explique que les experts ont surtout voulu "marteler les conséquences dévastatrices d'une hausse de la température mondiale sur les générations futures : menace sur l'habitat avec la montée des eaux, sur la santé avec les vagues de chaleur, la prolifération de maladies comme la malaria et la dengue ou la malnutrition". "Des risques encourus surtout par les pays les plus pauvres, qui se trouvent (pourtant) être aussi les moins émetteurs" de gaz à effet de serre. Le journal relève que ce rapport alerte aussi sur une autre menace, jusque-là sous-évaluée : les effets nocifs du matraquage commercial, dans un monde où le nombre d'enfants obèses est passé de 11 millions en 1975 à 124 millions en 2016.
En Allemagne, un premier candidat s'est déclaré pour prendre la tête de la CDU. D'après Der Tagesspiegel, Norbert Röttgen, l'actuel président de la commission des affaires étrangères du Parlement, a annoncé mardi sa décision de succéder à Annegret Kramp-Karrenbauer, qui vient de renoncer à diriger le parti conservateur. Une candidature "surprise", qui montrerait qu'AKK a définitivement "perdu la main" sur l'organisation de sa succession, selon le quotidien allemand. Le Figaro rappelle que la cheffe de la CDU a dû annoncer sa future démission après l'élection du ministre-président de Thuringe, au cours de laquelle la CDU et les libéraux du FDP se sont alliés à l'extrême-droite, et voit l'Allemagne tombée "dans le piège de l'après-Merkel". Le journal accuse la chancelière de pas ne avoir appris de ses deux modèles en politique – Konrad Adenauer et Helmut Kohl – "une leçon d'importance" : "Le quatrième mandat est celui de trop, celui du déclin". Le Figaro critique "un bilan mitigé, un sentiment d'indécision et une chute interminable", en prédisant que pour les Allemands, Angela Merkel "restera la chancelière de la porte ouverte aux vagues de migrants, celle qui provoqua ainsi le retour de l'extrême droite au Bundestag".
Le débat sur l'immigration agite aussi le Royaume-Uni, où le gouvernement annonce la mise en place, après le Brexit, d'un nouveau système d'immigration donnant priorité aux travailleurs hautement qualifiés. "Le Royaume-Uni va fermer ses portes aux travailleurs peu qualifiés" : d'après The I, qui parle d'un futur système à points, les annonces du gouvernement ont été accueillies avec inquiétude par les entrepreneurs du bâtiment, des soins aux personnes et de la restauration. Le journal précise aussi que les futurs arrivants ne devraient pas avoir droit aux prestations sociales pendant les cinq premières années de leur séjour.
La presse française, quant à elle, revient sur la mise en examen de Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" de Benjamin Grivaux. Libéré mardi soir, l'artiste russe à l'origine de la diffusion de vidéos intimes de l'ex-candidat aux municipales de Paris persiste et signe, et promet même des suites. Le Parisien précise que Piotr Pavlenski nie également avoir quoi que ce soit à voir avec les services secrets russes ou le Kremlin : "On dit toujours ça quand les choses dérangent ou ne plaisent pas, a-t-il déclaré. C'est mon projet. Moi, mes actes sont artistiques et politiques, je veux révéler les mécaniques du pouvoir". L'onde de choc politique provoquée par la diffusion des vidéos de Benjamin Grivaux est aussi observée de près par la presse étrangère, notamment par Politico, cité par Courrier International. D'après le site américain, "les cris d'orfraie" contre la violation de la loi française sur la vie privée seraient "une hypocrisie en soi". "Les magazines people français envahissent toutes les semaines la vie privée des familles royales étrangères et des célébrités de France et d'ailleurs, et ont intégré le coût des amendes dans leur business model. Et personne ne proteste", relève Politico.
On ne se quitte pas là-dessus. Dans la rubrique "on n'arrête pas le progrès", The Guardian rapporte que les sénateurs de l'Utah, aux États-Unis, ont voté à l'unanimité, mardi, en faveur de la décriminalisation de la polygamie. Si ce projet de loi est ensuite accepté par la chambre des représentants de cet État, berceau de la religion mormone, la polygamie entre des adultes consentants ne constituera plus qu'une simple "infraction", passible d'une amende de 750 dollars maximum. Tous les goûts sont dans la nature, mais pour faire preuve d'équité, il faudrait que les élus de l'Utah votent aussi en faveur de la polyandrie, n'est-ce pas ?
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