
Un homme a été abattu par la police vendredi, en région parisienne, après avoir agressé plusieurs personnes au couteau. L'une des victimes est décédée, selon le maire de la ville Franck Le Bohellec.
Un homme a été abattu par la police, vendredi 3 janvier, après avoir poignardé au moins trois personnes à Villejuif, dans le Val-de-Marne. L'une des victimes est décédée, a indiqué un proche du dossier à l'AFP. Selon des sources concordantes, deux autres personnes ont été blessées, dont l'une grièvement. Elles ont été transportées à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, affirme Le Parisien.
Selon le maire de Villejuif, Franck Le Bohellec, la victime décédée, était un Villejuifois de 56 ans. "Il se promenait avec sa femme lorsque l'agresseur s'est approché, il a voulu protéger sa femme et c'est lui qui a pris ce coup de couteau", a détaillé l'édile.
Nathan C., l'agresseur âgé de 22 ans, était "connu pour des faits de droit commun, mais inconnu des services spécialisés de renseignement", ont avancé des sources proches du dossier.
Le "profil psychiatrique" de cet homme né aux Lilas (Seine-Saint-Denis) a été "confirmé" par sa famille et par des établissements psychiatriques, a indiqué le parquet de Créteil. Un sac lui appartenant a été retrouvé "à plusieurs centaines de mètres" du lieu de l'attaque, contenant sa carte bancaire ainsi que des "éléments religieux (...) laissant penser qu'il était converti à l'islam", a confirmé le parquet.
Vers 14 heures, l'homme a attaqué à l'arme blanche plusieurs personnes dans le parc départemental des Hautes-Bruyères, pour une raison inconnue. Il a ensuite pris la fuite vers la ville voisine de L'Haÿ-les-Roses où il a été abattu près du supermarché Carrefour de l'avenue du Général de Gaulle par les tirs de policiers de la Brigade anticriminalité (BAC).

"J'ai entendu deux, trois coups de feu"
"Dans son périple meurtrier, le mis en cause a tenté de s'attaquer à d'autres victimes, qui ont réussi à l'éviter. Malheureusement, il a atteint trois personnes, dont une (est) décédée", a déclaré la procureure de Créteil, Laure Beccuau, lors d'un point-presse sur place, en présence du secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez, et du préfet de police de Paris, Didier Lallement.
Laurent Nuñez a salué "le courage, l'efficacité et la réactivité" des forces de police, notamment d'une brigade anticriminalité (BAC) du Kremlin-Bicêtre, qui "a permis de neutraliser l'assaillant immédiatement, empêchant la poursuite sans doute d'un périple meurtrier". De son côté, le président Emmanuel Macron a adressé son "soutien" aux victimes face à "la violence aveugle".
L’année s’ouvre endeuillée par le drame de Villejuif. J’adresse mon soutien aux victimes de l’attaque, à leurs familles ainsi qu’aux forces de l’ordre. Nous poursuivons avec détermination la lutte contre la violence aveugle et notre combat pour la sécurité de tous les Français.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 3, 2020François Rinaldi, témoin de l'attaque, a expliqué à France 24 qu'il venait de sortir du supermarché lorsqu'il a vu un jeune homme en djellaba en train d'agresser une jeune femme. "J’ai ouvert ma fenêtre, je lui ai crié dessus. Et après j’ai vu qu’il avait un couteau", affirme le témoin.
Selon lui, une voiture de police se trouvait à proximité de la scène. "[Les policiers] sont sortis, ils ont fait des sommations mais [l'homme] ne s’est pas arrêté. J’ai entendu deux, trois coups de feu. Il est tombé. Il s’est relevé une deuxième fois, il avait le bras un peu plié. Il avait dû prendre une balle. Et cinq, six minutes après, j’ai dû partir", raconte encore François Rinaldi, qui dit avoir entendu l'agresseur crier "Allah Akbar".
Selon Le Parisien, l'avenue du Général de Gaulle, à L'Haÿ-les-Roses, a été totalement bloquée par les forces de l'ordre. Les clients du Carrefour ont été confinés dans le supermarché. À Villejuif, tous les accès au parc des Hautes-Bruyères de Villejuif ont également été fermés.

Avec AFP