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Pour les européennes, la France "périphérique" veut du pouvoir d'achat

À un mois des européennes, les sentiments sont plus que mitigés à l'égard de l'UE dans la Creuse, département français vitrine de cette France "périphérique" qui perd du pouvoir d'achat et des services publics, au cœur du débat de ces élections.

En Bretagne, en Dordogne, en Bourgogne, en Normandie et ailleurs en France, le pouvoir d’achat et les fractures territoriales ont été au cœur des réunions du Grand débat national. Le président Emmanuel Macron voulait répondre à la crise des Gilets jaunes que son camp n’a pas vu venir.

"On avait peut-être sous-estimé l’urgence, on pensait qu’on avait peut-être quelques années devant nous pour effectivement relancer le pays, relancer les entreprises, leur permettre à nouveau d’investir", reconnaît Anne-Christine Lang, députée LREM de Paris.

À 350 kilomètres de la capitale, la ville de La Souterraine est devenue le symbole de cette France qui se sent abandonnée : désertée par les industries, la Creuse est l’un des dix départements les plus pauvres de France. Aujourd’hui, la gare de cette ville est en péril.

Deuxième département le moins peuplé de France, la Creuse refuse de s’éteindre en silence.