
À l'est de Colombo, Mawanella est devenue célèbre malgré elle en décembre 2018 en raison des dégradations commises par un groupe islamiste local, le National Thowheeth Jama'ath, auquel le gouvernement attribue les attentats du dimanche de Pâques.
À 90 km de la capitale Colombo, la quiétude de la petite ville de Mawanella a été troublée en décembre 2018. C'est ici qu'un acte de vandalisme a secoué la population locale. Des statues bouddhistes et chrétiennes avaient été vandalisées par des membres du groupe islamiste local, le National Thowheeth Jama'ath (NTJ). Le gouvernement attribue à cette organisation les attentats commis au Sri Lanka le dimanche de Pâques, même si le NTJ n'a encore rien revendiqué.
La population locale avait alerté sur la dangerosité et l'extrémisme des prêches de Zahran Hashim, un cheikh originaire de l’est du Sri Lanka. Le conseil des musulmans théologiens du Sri Lanka avait porté plainte mais aucune action n'avait été entreprise. La présidence sri lankaise a annoncé, vendredi 26 avril, qu’il avait perdu la vie dans l’une des attaques-suicides qui ont endeuillé le pays dimanche.
Les autorités se trouvent aujourd’hui sous le feu des critiques pour avoir manqué d’enquêter sur des signalements visant le NTJ. Une alerte rédigée le 11 avril par le chef de la police, prévenant que le groupe radical préparait des attentats, n'a pas été communiquée au Premier ministre et à des ministres de haut rang, dans un contexte de lutte de pouvoir entre le chef de gouvernement et le président, qui est également ministre de l'Intérieur et de la Défense.