
Carlos Ghosn, libéré sous caution, a quitté jeudi le centre de détention de Tokyo. Il s'y trouvait depuis trois semaines après une deuxième arrestation surprise le 4 avril, soupçonné d'enrichissement personnel au détriment de Nissan.
Deuxième libération pour Carlos Ghosn. L'ex-PDG de Renault-Nissan est sorti, jeudi 25 avril, de la prison à Tokyo où il était détenu depuis le 4 avril en raison de soupçons d'enrichissement personnel au détriment de Nissan.
Selon les témoins sur place, il était vêtu d'un costume sombre et d'une chemise blanche sans cravate et marchait d'un pas confiant, encadré de gardiens, sous les flashes des nombreux médias. Il est finalement monté dans un véhicule noir.
Carlos Ghosn avait auparavant versé une caution de 500 millions de yens (4 millions d'euros environ), selon le tribunal de Tokyo. L'appel du parquet contre la décision de le libérer a été rejeté plus tôt dans la journée.
Quatre chefs d'inculpation à son encontre
Le président déchu de Renault-Nissan a été inculpé lundi d'un chef d'accusation supplémentaire d'abus de confiance aggravé par le parquet de Tokyo, sa quatrième inculpation depuis le début des procédures judiciaires engagées à son encontre au Japon.
Carlos Ghosn, qui clame son innocence, avait été libéré une première fois sous caution le 6 mars, après 108 jours de détention sur des accusations de malversations financières.
Cette remise en liberté est assortie de plusieurs conditions restrictives et de mesures visant à empêcher Carlos Ghosn de falsifier des preuves. L'ancien dirigeant a interdiction de quitter le Japon.
Avec AFP et Reuters