
Le Parlement grec a ratifié, vendredi après-midi, le nouveau nom de la Macédoine, "République de Macédoine du Nord". Cette appellation avait fait l'objet d'un accord en juin dernier entre Athènes et Skopje.
Au terme d'un long processus, la toute nouvelle "République de Macédoine du Nord" a fait un pas supplémentaire vers son adhésion à l'Union européenne. Le Parlement grec a en effet ratifié, vendredi 25 janvier, ce nouveau nom de la Macédoine, qui a fait l'objet d'un accord en juin dernier entre Athènes et Skopje.
La Macédoine, elle, a déjà ratifié ce changement d'appellation. Son Premier ministre, Zoran Zaev, a salué la ratification de l'accord par les députés grecs. Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, en a fait de même vendredi en début de soirée.
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Ratification de l’accord de #Prespes par le Parlement grec – Déclaration de @JY_LeDrian : https://t.co/o4KPOZRNDc#PrespesAgreement pic.twitter.com/M5Kv3Ldp93
Cette double ratification va permettre de lever les vetos mis par Athènes ces dernières années à une adhésion future de la Macédoine à l'Otan et à l'UE.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, est parvenu à trouver une majorité au Parlement pour faire avaliser l'accord conclu avec Skopje, grâce au soutien de certains députés indépendants et de l'opposition.
Cela n'est pas allé sans mal, car il a perdu un allié gouvernemental, le ministre de la Défense Panos Kammenos, du petit parti des Grecs indépendants (Anel), qui a démissionné à la mi-janvier en signe de protestation contre l'accord.
Quelques jours plus tard, Alexis Tsipras a dû affronter un vote de confiance, qu'il a remporté de justesse.
"Processus difficile et pénible"
"Au bout d'un an de négociations, de discussions et d'un dialogue exhaustif, nous arrivons au terme d'un processus difficile et pénible", avait dit jeudi soir le chef du gouvernement devant le Parlement, au cours d'un débat houleux sur la question macédonienne.
L'affaire du nom de la Macédoine, qui a envenimé les relations entre Athènes et Skopje depuis l'accession de l'ex-république yougoslave à l'indépendance au début des années 1990, est particulièrement sensible en Grèce car les opposants à l'accord estiment qu'il constitue une "atteinte nationale", la Grèce ayant au nord sa propre région appelée Macédoine.
Avec AFP