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A la Une de la presse, ce mardi 4 septembre, trois photos venues de Birmanie, d’Allemagne et du Brésil. Un appel pour «sauver la planète», une semaine après la démission du ministre français de l’Environnement Nicolas Hulot, dont le remplaçant pourrait être nommé aujourd’hui. Une proposition linguistique iconoclaste. Et la discrimination du soutif’.

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A la Une de la presse dans le monde, ce matin, trois photos, venues de Birmanie, d’Allemagne, et du Brésil.

Ils sont tous les deux reporters pour l'agence de presse Reuters et ont été condamnés, hier, à Rangoun, à 7 ans de prison, pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée birmane. Wa Lone et Kyaw Soe Oa font la Une du Independent. «Emprisonnés pour avoir fait leur travail», titre le quotidien britannique. « Je n'ai pas peur», a défié Wa Lone après la lecture du verdict. «Je n'ai rien fait de mal. Je crois en la justice, en la démocratie et en la liberté». «Vous n’êtes pas seuls», «Nous sommes plus nombreux», ont scandé quant à elles les qq 50 000 personnes qui ont assisté au concert organisé hier soir à Chemnitz, une ville devenue l’épicentre de la contestation anti-migrants en Allemagne. Un rassemblement contre la xénophobie et contre «la haine» propagée par l'extrême droite, selon Der Taggespiegel. «C’est l’un des jours les plus tristes de ma carrière», a réagi, hier également, le commandant des sapeurs-pompiers de Rio de Janeiro, cité par The Financial Times, après l’incendie qui a ravagé le Musée national du Brésil. Les flammes ont détruit à jamais le plus vieux squelette de femme retrouvé dans le pays, connu sous le nom de «Luzia», des momies égyptiennes et des vases étrusques, des archives impériales, et des pièces d’art indigène, entre autres. Beaucoup de Brésiliens évoquent une catastrophe «symptomatique» du «lent effondrement» de leur Etat.

A noter, également, cette tribune publiée par Le Monde, l’appel de plus de 200 personnalités pour sauver la planète. A l’invitation de l’actrice Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau, des acteurs, des cinéastes, des musiciens, des philosophes et des scientifiques, plaident en faveur d’une action politique «ferme et immédiate» face au changement climatique. «Diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide: tous les indicateurs sont alarmants», alertent-ils. «Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique», alertent-ils. Leur message est identique à la mise en garde lancée par l’ex ministre français de l’Ecologie, Nicolas Hulot, qui a démissionné avec fracas la semaine dernière pour signifier son refus de l’insuffisante «politique des petits pas», menée selon lui par le gouvernement Philippe.

A la Une, également, cette idée inédite proposée par les Belges. Figurez-vous que nos voisins francophones viennent d’avoir une idée qui risque de bouleverser les amoureux du Bescherelle, la Bible de la langue française, puisqu’ils proposent d’en finir avec l’accord du participe passé – une règle grammaticale aux multiples exceptions, et qui ferait d’ailleurs aussi «suer» bien des Français, à en croire Libération. Le journal illustre le propos par cette phrase: «la guerre que les Belges ont déclarée» - E- E, qui deviendrait «la guerre que les Belges ont déclaré» - E, selon la nouvelle formule. D’après Libé, le débat risque de relancer la querelle sur «la simplification de la langue française, dont la complexité est accusée de renforcer les inégalités socio-culturelles».

A chacun ses combats. Au Canada, une jeune femme a saisi la justice, pour faire valoir son droit… à ne pas porter de soutien-gorge au travail. Slate rapporte que Christina Schell, un ex-serveuse dans un club de golf, a décidé de saisir le tribunal des droits de la personne canadien, après avoir été licenciée pour «non-respect du code vestimentaire» - bref, pour ne pas avoir porté de soutien-gorge. Un code «discriminatoire», selon elle, puisque les hommes en sont dispensés. On apprend au passage que le soutien-gorge, porté trop serré et trop longtemps, est soupçonné de renforcer les risques de cancer du sein et d’affaiblir les ligaments de Cooper, qui sont des moyens de soutien naturel des seins. Mesdames, mettez-vous à l’aise !

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