Ces derniers mois, des militaires ont pu être repérés grâce aux applications qu'ils utilisaient pour faire leur footing.
Fini les footings connectés. Le département de la défense américain, a repéré l'AFP, a expliqué dans un communiqué publié le 6 août qu'il interdisait les accessoires équipés d'un GPS comme les montres ou les bracelets de suivi fitness aux militaires.
Cette interdiction vaut pour le temps des missions et sur les zones d'opération confidentielles (le personnel peut utiliser un FitBit autour du siège américain du Pentagone, mais pas autour d'une base secrète en Irak, donc). Elle s'explique par la crainte que les soldats ou le personnel du ministère de la Défense ne soient localisés, notamment par des ennemis.
Principe de précaution
Ces derniers mois, l'utilisation d'objets connectés par des militaires a été questionnée à plusieurs reprises. En janvier par exemple, un chercheur avait révélé sur Twitter que la carte créée à partir des localisations des utilisateurs de l'application sportive Strava permettait de trouver la position de soldats américains et de leurs alliés en Afghanistan, en Irak et en Syrie. Des itinéraires pouvaient être clairement identifiés, car Strava était peu utilisée dans ces pays. Résultat : des bases, mais aussi des sites plus confidentiels avaient pu être identifiés.
Strava s'était alors défendue en expliquant que les données des athlètes qui avaient bien paramétré leurs comptes en privé n'étaient pas concernées.
Six mois plus tard, c'était au tour d'une autre application de fitness, Polar, d'être sous le feu des critiques. Cette fois, les sites De Correspondent et Bellingcate révélaient qu'étaient exposées "les domiciles et les vies des personnes travaillant dans des lieux tenus secrets, à l'image des services de renseignement, des bases militaires, des aérodromes, des sites de stockages des armes nucléaires et des ambassades à travers le monde".
Là aussi, il était possible de mieux paramétrer son compte, en n'activant pas le partage sur la carte Explore de Polar Flow. Un argument qui ne semble pas avoir suffisamment convaincu le Pentagone, qui a opté pour le principe de précaution en interdisant tout simplement ces accessoires.
Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.