
A la une de la presse, ce jeudi 21 juin, le revirement de Donald Trump sur la séparations de familles sans-papiers aux Etats-Unis. La pénalisation de l’aide aux clandestins en Hongrie. Et la Coupe du monde de foot.
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A la Une de la presse, ce matin, le revirement de Donald Trump, qui a décidé de mettre un terme, hier, aux séparations d’enfants de leurs parents sans-papiers.
Face au tollé provoqué par ces séparations, le président américain «recule», d’après The Financial Times. Donald Trump a déclaré «ne pas avoir aimé la vision des familles séparées», lors de la signature du décret mettant un terme à cette situation. «Trump bat en retraite, mais des milliers de personnes resteront séparées» dans l’immédiat, réagit The New York Times – en évoquant les obstacles «juridiques et pratiques» qui risquent de compliquer la mise en oeuvre de sa décision, ne serait-ce parce que la justice fédérale peut refuser que les familles restent plus de 20 jours dans les centres de rétention – ce que Donald Trump, lui, exige du Congrès américain, en échange de sa concession. Le président américain dit toujours défendre sa politique de «tolérance zéro» en matière d’immigration, et vouloir des poursuites systématiques contre quiconque franchira illégalement la frontière. L’imbroglio juridique est donc loin d’être réglé. Mais The Washington Post se dit, pour l’instant, soulagé de voir mettre un terme aux séparations familiales. «La trahison par Donald Trump des valeurs américaines vient d’être inversée. Un rayon d’espoir vient enfin de transpercer ce nuage noir qu’est sa présidence».
Beaucoup de réactions du côté des dessinateurs de presse américains. D’après Kevin Siers, tout se passe comme si Donald Trump tentait à présent d’éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé - cette crise à la frontière, sur laquelle il a jeté de l’huile, avant de dégainer son décret. Cette analyse, trouvée sur Twitter, est partagée par Tom Toles, pour The Washington Post, qui montre Trump demandant au Congrès de réparer les dégâts qu’il a lui-même créés. «Je ne sais pas comment faire, alors VOUS allez résoudre le problème», lance-t-il à un élu - qui examine, lui, les articles sur la destitution du président. Toujours dans The Washington Post, Ann Taelnes étrille le discours de Donald Trump, qui rend les démocrates responsables de cette crise, et ses déclarations sur «les immigrés illégaux dangereux (qui) infestent les Etats-Unis» - un discours largement inspiré par la rhétorique de son conseiller Stephen Miller, qu’on voit à côté de lui dans les égouts. «Oui, il y a une infestation à Washington, mais elle vient de la Maison-Blanche», commente la dessinatrice.
«Réprouvé dans son propre camp, le président américain a fait volte-face», mais cela suffira-t-il à effacer «la tache» évoquée à la Une de Libération? Le journal dénonce la «pathologie xénophobe qui se serait manifestée ces dernières semaines dans un pays qui s’est pourtant «construit sur l’immigration». «Les enfants seront enfermés mais plus séparés» de leurs parents, titre ABC, avec la photo d’un petit garçon du Honduras regardant un dessin animé dans un centre de détention ouvert sous la présidence d’Obama en 2014. Le journal espagnol évoque aussi à la une la réunion d’urgence sur convoquée par Bruxelles pour tenter de régler la question des réfugiés en Europe et la volonté du gouvernement hongrois de mettre en prison quiconque viendra en aide aux sans-papiers.
La Hongrie a adopté une loi interdisant aux associations de venir en aide aux migrants. «Ailleurs en Europe, l’extrême-droite n’y penserait même pas en rêve. En Hongrie, le souverainiste Viktor Orban l’a fait», commente Le Monde, qui précise que cette loi, adoptée à une très large majorité, 160 voix pour, 18 voix contre, rend passible d’un an de prion les militants apportant assistance aux migrants. L’imposition de quotas de réfugiés par l’Union européenne est, quant à elle, rendue inconstitutionnelle.
Un mot de la Coupe du monde de foot. Hier, le Portugal a battu le Maroc, 1 à 0. Auteur de son 85eme but avec la sélection portugaise, Cristiano Ronaldo a battu le record de buts en sélection pour un joueur européen. «Play it again, Cris», demande A Bola. «Comme dans le film Casablanca, qui a immortalisé la ville marocaine, nous demandons à l’artiste de répéter son solo», écrit le quotidien sportif portugais. «Le Maroc quitte la compétition la tête haute, il a été difficilement défait par le Portugal», se console Aujourd’hui le Maroc. Les Bleus, eux, ont rendez-vous aujourd’hui à 17h heure de Paris avec le Pérou. Après cinq jours de débriefing, et le choix d’un énième schéma tactique – avec la probable titularisation de l’expérimenté Olivier Giroud, «assez parlé», estime L’Equipe. On ne rigole plus. D’autant que plusieurs millions de Français seront cet après-midi devant leur écran pour encourager les Bleus, d’après Le Parisien, qui trouve que «c’est fou ce que cette Coupe du monde bouleverse nos emplois du temps». Le dessinateur Ranson a tout de même eu une petite pensée pour ceux qui estiment avoir mieux à faire que d’assister aux matchs de Coupe du monde. «Ca fait quoi de ne pas aimer le foot? Je me sens comme un végane à un barbecue. J’ai du mal à lier conversation», répond quelqu’un.
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